Sur une dette de 15 milliards de FCFA (environ 26,4 millions USD) vis-à-vis de la société turque Karpowership, l’Etat du Gabon a décaissé une avance de 7 milliards de FCFA (environ 12,3 millions USD) le 19 mars 2026. Selon les médias gabonais, cette avance a été virée sous la menace d’une coupure généralisée d’électricité à Libreville.
Le virement de cette somme, toujours selon les mêmes sources, a été directement ordonné par la présidence de la République. « Cette décision a été prise dans l’urgence pour préserver l’alimentation électrique de la capitale et non dans le cadre d’une stratégie planifiée d’apurement de la dette énergétique », souffle une source gouvernementale. Qui explique que « l’Etat doit encore 8 milliards de FCFA (environ 14 millions USD) à Karpowership ». « Une somme qui, de l’avis des connaisseurs de ce dossier, ne sera payée certainement que sous la pression du prestataire. » Cette pression devrait une fois de plus contraindre l’État à agir au plus vite. L’on ne sera donc pas surpris qu’une nouvelle mise en demeure, voire une nouvelle menace de coupure, soient brandies pour que le reliquat soit enfin soldé. Pour sortir de ce rythme infernal, l’État gabonais devrait se doter d’un mécanisme clair et régulier d’apurement de ses dettes énergétiques. Ce qui va éviter de faire de Libreville ainsi que des Gabonais les otages des prestataires.
Pour rappel, le gouvernement gabonais et le groupe turc Karpowership se sont engagés dans un contrat de 5 ans en vertu duquel l’opérateur turc fournit quotidiennement 150 MW au Grand Libreville pour le montant de 1,8 milliard de FCFA mensuel.


