Le Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais (PMS) vient de bénéficier d’un financement évalué à près de 133 milliards de FCFA (234 millions USD) de la part de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Union européenne (UE). La convention y relative a été signée le 24 novembre 2025 à Libreville, en marge de la visite officielle du président français, Emmanuel Macron, au Gabon.
Selon le communiqué de presse officiel qui rend compte de cette cérémonie, ce financement est composé d’un prêt souverain d’environ 113,5 milliards de FCFA (200 millions USD) accordé par l’AFD et d’une subvention de 19,5 milliards de FCFA (34 millions USD) de l’UE.
Les fonds mis à la disposition du PMS visent à « améliorer la fiabilité et la sécurité de la ligne de 648 kilomètres reliant Libreville à Franceville ». In fine, il s’agit de « traiter les zones instables, de remettre à niveau les ouvrages critiques et d’augmenter la capacité du réseau jusqu’à 16 sillons par jour, soit huit trains dans chaque sens ».
Par ailleurs, il est prévu que ces fonds servent à la modernisation des gare-voyageurs et au renforcement des capacités institutionnelles de l’État et de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG).
A travers cette convention, l’AFD entend contribuer à la facilitation du transport des marchandises vers le port d’Owendo en même temps qu’elle apporte son soutien aux filières clés de l’économie gabonaise. Bien plus, cette manne financière devrait contribuer au désenclavement des territoires de l’intérieur du pays.
Pour rappel, le PMS est le prolongement de la remise à niveau lancé en 2016 par l’ancien régime gabonais, avec l’appui de l’AFD, bras séculier de l’aide apportée par la France aux pays en voie de développement. Le PMS est également partie intégrante de la stratégie européenne Global Gateway, qui vise à financer des infrastructures durables en Afrique.



