L’Égypte se prépare à émettre une nouvelle offre de sukuk souverains d’une valeur de 200 milliards de livres égyptiennes (environ 4,1 milliards de dollars) d’ici la fin de l’année 2025, a annoncé le ministère des Finances chargé des politiques fiscales. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à diversifier les sources de financement public et à stimuler la participation du secteur privé dans l’économie nationale.
Selon Ahmed Kouchouk, ministre adjoint des Finances en charge des politiques fiscales, ce programme national de sukuk, étalé sur deux ans, a pour objectif de renforcer le marché local de la finance islamique tout en attirant de nouveaux segments d’investisseurs, notamment ceux recherchant des placements conformes à la charia.
Dans une interview accordée à la chaîne Al-Nahar, le ministre egyptien a précisé que les émissions de sukuk seront régulières, avec des maturités variées, la première ayant porté sur une période de trois ans. Ces instruments financiers, a-t-il souligné, offrent aux investisseurs un rendement stable et attractif, tout en présentant une meilleure résistance aux fluctuations du marché que les titres traditionnels.
Il a également indiqué que le recours accru aux sukuk, qu’ils soient locaux ou internationaux, reflète la volonté de l’État égyptien de diversifier sa base d’investisseurs, de réduire la pression sur la dette conventionnelle et de consolider la confiance des acteurs financiers.
Ce programme constitue une étape clé dans la consolidation du marché de la finance islamique en Égypte, un segment en pleine expansion dans la région MENA, où Le Caire ambitionne de s’imposer comme un hub régional de l’investissement conforme à la charia.



