Le ministère égyptien des Finances a annoncé ce mercredi 20 mai la réussite de sa première émission d’obligations sociales et de développement, d’une valeur de 1 milliard de dollars. Une première au Moyen-Orient et en Afrique du Nord depuis le début des tensions liées à la guerre Iran-Israël. L’opération s’inscrit dans une stratégie de diversification des instruments de financement et d’élargissement de la base d’investisseurs, afin de sécuriser durablement les besoins de financement externe, précise le communiqué.
Un fort appétit des investisseurs internationaux
Selon le ministère, les souscriptions ont dépassé cinq fois le montant recherché, traduisant une confiance renouvelée envers la signature souveraine égyptienne. D’une maturité d’environ six ans, la nouvelle émission a été réalisée avec un rendement proche de 7,8 %, un niveau jugé attractif dans le contexte actuel de tensions géopolitiques et de resserrement des conditions financières mondiales.
Les ressources mobilisées serviront principalement à financer des projets à fort impact social, notamment l’amélioration des services de santé et d’éducation, avec pour objectif d’accroître les investissements dans le capital humain et de soutenir les priorités de développement du pays.
Une gestion prudente de la dette
Le ministère insiste par ailleurs sur sa stratégie de gestion prudente : « Nous payons plus que nous empruntons », affirme-t-il, soulignant l’objectif de réduire la dette extérieure des entités budgétaires de 1 à 2 milliards de dollars par an.
Les autorités estiment que la gestion proactive des tensions géopolitiques et des risques mondiaux renforce la confiance des investisseurs et soutient l’attractivité des émissions souveraines égyptiennes.
Cette opération marque une étape importante dans la stratégie financière du pays, qui cherche à conjuguer accès aux marchés internationaux, financement du développement social et maîtrise progressive de l’endettement.



