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Égypte : le régulateur financier présente ses mesures en faveur de la finance durable

L’Autorité de régulation financière d’Égypte (FRA) a publié son rapport annuel de développement durable 2024, consacré aux évolutions de la finance verte et de la durabilité dans le secteur financier non bancaire. Le document revient sur les dispositifs réglementaires adoptés, en lien avec les objectifs climatiques du pays, la Vision 2030 de l’Égypte ainsi que…

L’Autorité de régulation financière d’Égypte (FRA) a publié son rapport annuel de développement durable 2024, consacré aux évolutions de la finance verte et de la durabilité dans le secteur financier non bancaire. Le document revient sur les dispositifs réglementaires adoptés, en lien avec les objectifs climatiques du pays, la Vision 2030 de l’Égypte ainsi que les standards internationaux.

Parmi les réalisations majeures de l’année, figure le lancement officiel du cadre réglementaire du marché volontaire du carbone égyptien, une étape stratégique pour structurer et dynamiser ce marché aux niveaux national et international. Grâce à ce dispositif, des projets issus d’Égypte, d’Oman, du Népal, d’Inde et du Bangladesh ont déjà été enregistrés, représentant plus de 170 000 tonnes de réductions d’émissions de carbone.

Le rapport met également en lumière plusieurs avancées institutionnelles. Tout d’abord, l’évaluation de l’empreinte carbone de la FRA a été réalisée par un organisme accrédité, faisant de l’Autorité le premier régulateur égyptien à mesurer et publier son empreinte carbone institutionnelle. Ensuite, le rôle des entités de vérification et de validation (V&V) a été renforcé : six structures nationales et internationales sont désormais enregistrées et habilitées à certifier la crédibilité des projets de réduction des émissions.

Par ailleurs, la dimension réglementaire a été consolidée grâce à la reconnaissance officielle des certificats carbone comme instruments financiers, conformément au décret du Premier ministre n° 4664 de 2022. Cette évolution s’est accompagnée de la création du premier Comité de supervision des unités de réduction des émissions, mais aussi de la publication de directives encadrant l’enregistrement, la cotation et la négociation de ces certificats sur la Bourse égyptienne. Enfin, les infrastructures de marché ont été modernisées avec la mise en place de cinq registres nationaux du carbone et l’opérationnalisation des mécanismes de négociation et de règlement des certificats.

À travers ces initiatives, l’Égypte traduit sa volonté de développer un marché carbone structuré, objectif initialement annoncé lors de la COP27.

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