Le secteur de la construction et de l’immobilier égyptien a consolidé sa position comme principal moteur d’attraction des investissements directs étrangers (IDE), générant 35,8 milliards de dollars au cours de l’exercice 2024, selon Hossam Heiba, directeur général de l’Autorité générale pour l’investissement et les zones franches (GAFI). Ce résultat, largement porté par l’accord historique de Ras El Hekma, représente près de 76 % des entrées nettes d’IDE.
S’exprimant lors de la 3e édition de la conférence « The Investor… Real Estate », organisée le 16 septembre 2025 au Caire, M. Heiba a souligné que cette dynamique s’accompagne d’une hausse de 20 % d’une année sur l’autre du nombre d’entreprises de construction nouvellement créées, atteignant 2 856 en 2024 contre 2 375 en 2023. Il a également rappelé que le développement urbain est au cœur de la Vision 2030 de l’Égypte, qui vise à bâtir une économie compétitive, inclusive et durable.
Lors du même événement, Tarek Shoukry, président de la Chambre de promotion immobilière de la Fédération des industries égyptiennes, a mis en évidence l’essor remarquable du secteur. Le nombre de promoteurs immobiliers est passé de 270 en 2015 à près de 15 000 aujourd’hui, tandis que le taux d’urbanisation a doublé pour atteindre 14 % en 2024. Malgré les défis macroéconomiques, les prix de l’immobilier ont été multipliés par dix, voire par vingt dans certains cas, consolidant le secteur en tant que réserve de valeur stratégique.
Tarek Shoukry a par ailleurs plaidé pour la création d’une autorité de régulation indépendante et l’adoption d’une loi visant à former un syndicat des promoteurs immobiliers, afin de mieux encadrer le marché, protéger les acheteurs et garantir les standards professionnels.



