Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a officiellement inauguré, ce lundi 23 juin, les nouveaux locaux du Ministère de l’Énergie, chargé des Ressources naturelles. Érigé au cœur du Plateau du Serpent, sur le site de l’ancienne gare de Djibouti, ce complexe flambant neuf marque un tournant majeur dans la modernisation des infrastructures administratives du pays.
Fruit d’un investissement entièrement financé sur fonds propres par la République de Djibouti, le projet a mobilisé un budget estimé à 4,8 milliards de francs djiboutiens (environ 27 millions de dollars US) et a nécessité deux ans de travaux. Conçu avec l’expertise technique de la China Communication Construction Company (CCCC), ce chantier s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’État djiboutien en matière d’autonomie énergétique et de gouvernance des ressources naturelles.
Le complexe s’étend sur une superficie de 5 000 m², répartie entre deux bâtiments aux standards internationaux de construction. Le premier immeuble, de huit étages, accueille le cabinet ministériel, les bureaux administratifs, ainsi que des espaces de travail adaptés à un fonctionnement optimisé du département. Le second, élevé sur cinq étages, est dédié à la Société Internationale d’Hydrocarbures de Djibouti (SIHD) et dispose d’équipements similaires en termes de technologies et de confort.
Pensé pour répondre aux besoins d’un ministère aux missions stratégiques, le nouveau siège est doté de nombreuses salles de conférences, d’amphithéâtres et d’auditoriums, lui permettant d’accueillir des séminaires internationaux, des forums d’expertise et des rencontres techniques.
Une vitrine de la souveraineté infrastructurelle
Le président Guelleh s’est félicité de cette avancée, déclarant que « ces nouvelles dispositions permettent enfin de mettre fin à une situation de dispersion des services » et que « l’État se dote ainsi d’un outil adapté aux ambitions du pays dans le domaine énergétique ».
Le fait que ce complexe ait été entièrement financé par des fonds publics est un signal fort : il illustre la volonté de Djibouti de s’affranchir de la dépendance aux financements extérieurs pour ses infrastructures clés. Le choix d’un partenaire technique chinois témoigne également du pragmatisme de l’approche djiboutienne, qui combine rigueur budgétaire et ouverture à l’expertise internationale.



