Le groupe technologique international PawaTech, spécialisé dans les solutions logicielles pour les jeux et les paris sportifs, annonce avoir engagé une procédure judiciaire en Côte d’Ivoire après avoir été victime d’une fraude estimée à 3,5 millions de dollars US, soit plus de 2 milliards de francs CFA. L’affaire, révélée début décembre 2025, fait l’objet d’une enquête du Pôle pénal économique et financier (PPEF), saisi dès septembre dernier.
Selon les informations communiquées par le groupe, les fonds détournés étaient destinés à financer l’obtention d’une licence d’exploitation dans le secteur des jeux, dans le cadre de son projet d’implantation à Abidjan. Les transferts reposaient sur des documents administratifs présentés comme émanant de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI), fixant le coût de la licence à environ 1,9 milliard de FCFA. Or, après vérification, ces documents se sont révélés être des faux. La LONACI a formellement démenti être l’auteure de cette correspondance et a confirmé n’avoir jamais perçu le moindre paiement.
Un ancien dirigeant mis en cause
Au centre de cette plainte figure Ntoudi Mouyelo, ancien directeur commercial (CCO) du groupe. «En sa qualité de haut dirigeant en charge du développement en Afrique, c’est lui qui a identifié et fortement recommandé le partenaire local impliqué dans le détournement des fonds », indique un communiqué du groupe. Et de poursuivre: « dès la découverte des incohérences et de l’origine frauduleuse des documents, PawaTech a immédiatement rompu ses relations avec les partenaires locaux recommandés par M. Mouyelo. Afin de recouvrer les sommes extorquées et de faire condamner les auteurs de cette machination, le groupe a déposé plainte pour abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux, et association de malfaiteurs ».
Parallèlement aux poursuites engagées en Côte d’Ivoire, une plainte pénale a également été déposée au Rwanda, où l’ancien dirigeant est accusé de fraude, de vol et de pressions illégales sur des collaborateurs de l’entreprise afin d’obtenir des informations sensibles liées au dossier.
Rupture des partenariats et dimension internationale
Dès la découverte des irrégularités, PawaTech affirme avoir rompu l’ensemble de ses relations avec les partenaires locaux concernés, notamment la société Daci Speed, citée dans la plainte. Le groupe entend désormais obtenir la condamnation des responsables et le recouvrement des sommes détournées, tout en poursuivant les procédures judiciaires à l’international.
Confiance dans les institutions ivoiriennes
Malgré l’ampleur du préjudice financier, PawaTech réaffirme sa confiance dans la justice ivoirienne et salue le travail du PPEF dans la lutte contre la criminalité économique. Le groupe souligne que cette affaire a également privé la Côte d’Ivoire d’un investissement structurant dans un secteur en pleine croissance.
PawaTech réitère enfin son engagement en faveur du développement du secteur des jeux et des paris sportifs en Afrique, dans le strict respect des principes de bonne gouvernance, de conformité et d’éthique des affaires.


