Les Organisations des producteurs-exportateurs de bananes, d’ananas, de mangues et autres fruits de Côte d’Ivoire (OBAM-CI), l’Organisation centrale des producteurs-exportateurs d’ananas et de bananes (OCAB), l’Association panafricaine de producteurs et d’exportateurs de fruits (Afruibana) et le gouvernement ont échangé, du 24 au 26 septembre 2024, sur la responsabilité dans le secteur de la banane et les enjeux du salaire décent.
Dans les échanges, apprend-on, les parties prenantes veulent garantir des conditions de travail dignes aux producteurs de banane ivoiriens, à travers un groupe de travail paritaire qui se penchera sur le salaire décent et les bonnes pratiques sociales avec l’objectif d’atteindre un accord de branche d’ici fin 2026.
« Concrètement nous avons parlé de salaire décent et de travail décent ainsi que de la responsabilité partagée. Comment mettre tout ça ensemble, dans un dialogue, pour aboutir et faire en sorte que nos travailleurs, tous les responsables de la filière tirent parte de leurs activités et c’est l’enjeu de tout cela », a indiqué le vice-président de l’Association panafricaine de producteurs et d’exportateurs de fruits (Afruibana), Jean Kacou Gervais.
La filière banane en Côte d’Ivoire, selon Jean Kacou Gervais, représente 8% du PIB, offre 15000 emplois directs et en emploi indirecte 170000 personnes qui vivent de la banane en Côte d’Ivoire. 80% de la production du pays est exportée vers l’Europe où elle fait face à la concurrence croissante des producteurs d’Amérique Latine et à la fin des appuis financiers de l’Union Européenne depuis 2019.



