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Côte d’Ivoire : le Conseil du Café-Cacao dénonce une déstabilisation artificielle des cours sur le marché du cacao

Face à la presse ce mercredi 14 janvier 2026 à Abidjan, le directeur général du Conseil du Café-Cacao (CCC), Koné Brahima Yves, a dénoncé une stratégie de désinformation orchestrée par des syndicats qu’il accuse d’agir pour des intérêts partisans. Selon le régulateur, cette « campagne insidieuse » ne repose pas sur des réalités économiques, mais…

Face à la presse ce mercredi 14 janvier 2026 à Abidjan, le directeur général du Conseil du Café-Cacao (CCC), Koné Brahima Yves, a dénoncé une stratégie de désinformation orchestrée par des syndicats qu’il accuse d’agir pour des intérêts partisans. Selon le régulateur, cette « campagne insidieuse » ne repose pas sur des réalités économiques, mais sur des motivations politiques visant à fragiliser la gestion actuelle.

Le directeur général du Conseil du Café-Cacao a en effet cité les responsables de l’Association nationale des producteurs de café-cacao (Anaproci) et du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (Synap-CI).

Le cœur du litige réside dans la diffusion de chiffres jugés fantaisistes concernant les stocks de cacao. En décembre 2025, ces organisations syndicales ont fait état de 700.000 tonnes en souffrance dans les zones de production, soit près de la moitié de la récolte nationale. Cette annonce a envoyé un signal de surproduction massive aux marchés internationaux, entraînant une chute brutale des cours. Le prix du cacao est ainsi passé de 4.000 à 3.200 Fcfa sur le marché mondial, les acheteurs internationaux anticipant un excédent d’offres que la Côte d’Ivoire ne pourrait soi-disant pas écouler.

Face à ces « allégations », la direction du CCC a tenu à apporter des clarifications techniques sur la réalité du terrain et des exportations. Koné Brahima Yves a affirmé que les flux logistiques vers les ports d’Abidjan et de San Pedro sont normaux et réguliers. Pour preuve, il a cité le déchargement de 300 camions en une seule journée, confirmant que le mécanisme de collecte et de commercialisation fonctionne sans blocage majeur. Le régulateur insiste sur le fait que la prétendue rétention de stocks n’est qu’une construction médiatique destinée à saper la confiance des partenaires financiers et commerciaux.

Le Conseil café cacao  a rappelé que cette manipulation des chiffres nuit directement aux revenus des producteurs, alors que le prix bord champ avait été fixé à un niveau historique de 2 800 Fcfa. Pour Brahima Koné, en tentant de justifier une baisse des prix par des rumeurs de surproduction, les détracteurs de la filière mettent en péril l’équilibre économique de millions de planteurs. Il réaffirme la détermination de son institution à protéger le marché ivoirien contre ces manœuvres et à maintenir la transparence nécessaire pour garantir la juste rémunération des paysans.

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