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Côte d’Ivoire : l’architecture bioclimatique au cœur de la ville durable

À l’heure où la question climatique s’impose dans les débats sur l’avenir urbain, l’architecture bioclimatique apparaît comme une solution incontournable. Conçue pour réduire l’empreinte carbone tout en favorisant le confort thermique et l’efficacité énergétique, elle invite à repenser la manière de construire les villes africaines. À Abidjan, cette approche commence à susciter un réel engouement…

À l’heure où la question climatique s’impose dans les débats sur l’avenir urbain, l’architecture bioclimatique apparaît comme une solution incontournable. Conçue pour réduire l’empreinte carbone tout en favorisant le confort thermique et l’efficacité énergétique, elle invite à repenser la manière de construire les villes africaines. À Abidjan, cette approche commence à susciter un réel engouement dans les milieux professionnels et académiques.

C’est dans ce contexte que Moncef Chaara, directeur et fondateur de l’École supérieure d’architecture d’Abidjan (ESAA), a animé une conférence publique, ce 5 novembre 2025 au nouveau siège de l’établissement à Bonoumin. S’appuyant sur une étude intitulée « Abidjan, ville durable : quelle solution ? », il a défendu une vision d’urbanisme fondée sur les ressources locales et le respect de l’environnement. Devant des étudiants et des acteurs du secteur, il a insisté sur la nécessité d’adopter des modèles de construction adaptés au climat tropical et aux réalités socio-économiques ivoiriennes.

Illustrant ses propos par des exemples concrets, l’architecte a évoqué les bâtisses coloniales du Plateau, conçues avec deux parois pour limiter l’effet des intempéries et conserver la fraîcheur intérieure. Il a également souligné l’intérêt d’utiliser des matériaux naturels comme la terre, le bois ou le bambou, ainsi que de récupérer l’eau de pluie pour les usages domestiques. Des solutions simples, selon lui, qui permettent de réduire la consommation énergétique et de limiter le recours au climatiseur, grâce notamment à l’installation de faux plafonds capables de retenir la fraîcheur.

Pour Moncef Chaara, la durabilité ne se limite pas aux bâtiments. Elle concerne aussi l’organisation de la ville dans son ensemble : des rues bordées d’arbres, des espaces verts accessibles, un système efficace de tri et de recyclage des déchets, ou encore une circulation fluide réduisant les émissions de CO₂. L’ESAA entend jouer un rôle moteur dans cette transformation, en devenant un laboratoire d’idées pour une architecture africaine moderne, durable et ancrée dans son contexte. Son implantation en Côte d’Ivoire, au cœur de la dynamique régionale, témoigne de cette ambition de conjuguer innovation et identité locale.

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