La ministre de l’Economie, du Plan et du Développement, Nialé Kaba, a officiellement lancé le rapport national sur le Développement humain (RDH), le 16 mai 2025 à Abidjan. La cérémonie a mobilisé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que Blerta Cela, Représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Côte d’Ivoire.
Le rapport sur le Développement humain est l’une des publications majeures du PNUD. L’édition 2024/2025 est intitulée « Une affaire de choix : individus et perspectives à l’ère de l’intelligence artificielle ». En plus de l’Intelligence artificielle (IA) sur laquelle cette édition met un accent particulier, elle alerte également sur un ralentissement global de l’Indice de Développement Humain (IDH), accompagné d’un creusement des inégalités entre pays à IDH élevé et ceux à IDH faible, notamment dans l’accès aux données, à l’électricité, aux technologies numériques et à l’IA.
« De 0,465 en 2010, notre IDH est passé à 0,553 en 2020, puis à 0,582 en 2023. En treize années, nous avons progressé de 0,117 point, soit une augmentation de plus de 25 % », a indiqué la ministre Nialé Kaba. Qui a salué les progrès, qu’elle juge « remarquables », enregistrés par la Côte d’Ivoire en matière de développement humain malgré un contexte mondial « préoccupant ».
L’ancienne ministre déléguée chargée de l’Économie et des Finances a également précisé que cette dynamique positive a permis à la Côte d’Ivoire de rejoindre, dès 2020, la catégorie des pays à IDH moyen, en franchissant le seuil de 0,550. Par ailleurs, le pays a gagné 13 places dans le classement mondial de l’IDH, passant de la 170e position en 2010 à la 157e en 2023, signe de l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre.
Blerta Cela, la Représentante résidente, a réitéré l’engagement du PNUD en faveur du développement durable en Côte d’Ivoire. « Le PNUD est fier de soutenir le Gouvernement ivoirien et le peuple de Côte d’Ivoire dans l’exploitation du potentiel de l’IA au service d’un développement inclusif et résilient », ajoute-t-elle.



