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Côte d’Ivoire : la BAD accorde un prêt de 18,6 millions de dollars pour booster la filière rizicole

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 18,6 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire pour soutenir le Projet régional de développement de chaînes de valeur résilientes du riz en Afrique de l’Ouest – Composante Côte d’Ivoire (REWARD-CI). L’annonce a été faite dans un communiqué publié ce lundi 28…

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 18,6 millions de dollars en faveur de la Côte d’Ivoire pour soutenir le Projet régional de développement de chaînes de valeur résilientes du riz en Afrique de l’Ouest – Composante Côte d’Ivoire (REWARD-CI). L’annonce a été faite dans un communiqué publié ce lundi 28 avril.

D’un coût total estimé à 21,44 millions de dollars, le projet est cofinancé par le Fonds africain de développement guichet concessionnel de la BAD, et par une contribution de 2,84 millions de dollars du gouvernement ivoirien.

Mis en œuvre par l’Agence de développement de la filière riz (ADERIZ), rattachée au ministère de l’Agriculture, il sera déployé sur trois ans dans les régions du Bélier et du Gbèkè, au centre du pays. Il vise à mettre en place des systèmes de production de riz durables, résilients au climat et capables d’assurer un approvisionnement régulier et de qualité aux transformateurs locaux.

Le projet prévoit également le renforcement de l’agro-industrie et des unités de transformation du riz, l’amélioration de l’accès au marché pour les producteurs, le soutien aux réformes politiques et réglementaires afin de rendre la filière rizicole plus compétitive face aux importations.

L’ambition visée, renforcer la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, réduire la dépendance aux importations et attirer davantage d’investissements publics et privés dans les chaînes de valeur agricoles, en particulier le riz, d’ici 2030.

Ce financement jettera également les bases d’une deuxième phase plus ambitieuse, axée sur la transformation, l’approvisionnement en intrants agricoles et le développement de services agricoles modernes.

Selon Beth Dunford, vice-présidente de la BAD chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, ce projet s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors du Sommet Dakar 2 de janvier 2023, axé sur la souveraineté alimentaire du continent.

Au total, environ 1 660 producteurs, dont 580 femmes et 415 jeunes, bénéficieront directement du projet via un meilleur accès aux semences, engrais, équipements agricoles et services d’accompagnement. Les opérateurs économiques locaux, les collectivités territoriales et les services déconcentrés du ministère de l’Agriculture sont également concernés.

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