Le Congo envisage la construction d’une ligne de chemin de fer devant desservir le nord et le sud en vue de faciliter l’exportation des produits miniers et d’hydrocarbures. Longue de 1.000 km, cette voie ferrée reliant le département de la Sangha à celui de Pointe-Noire, le port minéralier en devenir, devrait nécessiter un investissement de 10 milliards de dollars.
Présentée comme un levier de développement selon le chef de l’Etat Dénis Sassou Nguesso, la construction dudit chemin de fer reliant les zones de production et d’exportation visent les mêmes objectifs de développement à l’instar des projets intégrateurs visant l’intégration sous-régionale. Il en est par exemple de la construction du barrage du Chollet entre le Cameroun et le Congo ou de l’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba entre les deux Etats comprenant la construction d’un chemin de fer vers le terminal minéralier du port en eau profonde de Kribi au Cameroun.
Cette jonction ferroviaire participe de la stratégie de désenclavement et du renforcement du tissu industriel du Congo dans une perspective de production de 10 millions de tonnes de fer par an à partir de 2023. D’après le gouvernement congolais, la réalisation de ces infrastructures a pour objectif de renforcer l’apport du secteur minier dans le développement du pays dans un contexte de diversification des moyens de production visant à s’affranchir de la dépendance du pétrole qui constitue plus de 80 % des ressources budgétaires du pays.



