Le projet d’aménagement des infrastructures routières et ferroviaires du corridor Douala-Ndjamena reliant le Cameroun au Tchad d’un investissement global de 471 milliards de FCFA, soit 816 millions de dollars est sur une bonne voie. La Banque mondiale (BM) a approuvé un financement de 311 milliards de FCFA (538 millions de dollars) constitué d’un prêt de 181 milliards de FCFA (313 millions de dollars) pour le Cameroun et d’un don de 130 milliards de FCFA (225 millions de dollars) en faveur du Tchad.
Les premiers décaissements seront disponibles dès cette année, a assuré la Banque mondiale. Tandis que les travaux devraient être livrés en 2031 conformément au cahier des charges convenu par cette institution financière internationale et les deux pays.
L’Union européenne (UE), également partenaire au développement impliqué dans le projet, prévoit un décaissement de 101 milliards de FCFA (175 millions de dollars) au bénéfice du Tchad, dont un prêt de 75 milliards de FCFA (130 millions de dollars) de la Banque européenne d’investissement (BEI) et une subvention de 26 milliards de FCFA (45 millions de dollars) du Fonds européen de développement (FED). Le reste de l’enveloppe soit 60 milliards de FCFA devrait être mobilisé par la Cameroon railways (CAMRAIL), la filiale du groupe Bolloré et concessionnaire du transport ferroviaire au Cameroun qui projette d’étendre la voie ferrée jusqu’au Tchad.
Selon la Banque mondiale, le corridor Douala-Ndjamena concentre 35% du PIB des deux pays. Un axe important pour l’économie de la sous-région en quête d’infrastructures de communication fiables pour améliorer les échanges intra-communautaires en zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) qui oscillent autour de 3% seulement.



