A fin novembre 2023, la dette due aux entreprises de construction est estimée à 102 milliards de FCFA. L’information est révélée par le ministre camerounais des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi, lors de la présentation du projet de performance pour l’exercice 2024 devant la Commission des Finances et du Budget de l’assemblée nationale.
Le membre du gouvernement camerounais justifie cet endettement par « le manque de ressources financières ayant abouti à l’épuisement des crédits budgétaires ». Emmanuel Nganou Djoumessi explique par ailleurs que l’Etat n’arrive pas à payer les prestations des entreprises qui exécutent les projets « du fait du tassement des ressources internes ordinaires, couplé à leur diminution lors des différents collectifs budgétaires ».
Poursuivant d’égrener le chapelet des « malheurs financiers » de son département ministériel, Emmanuel Nganou Djoumessi revient sur les contraintes imposées par l’augmentation du coût de certains projets. Mais aussi le niveau plus ou moins bas des ressources internes ordinaires, figées à 58 milliards de FCFA jusqu’en 2023. Heureusement pour le Mintp, la Loi de Finances 2024 prévoit qu’elles passent de 58 milliards de FCFA à 96,52 milliards de FCFA.
Pour rappel, au cours de son passage devant la Commission des Finances et du Budget de l’assemblée nationale, le Mintp a indiqué que son département ministériel a reçu pour 2023 une dotation budgétaire de 491,46 milliards de FCFA. 432,5 milliards de FCFA étaient affectés à l’investissement et 58,96 milliards de FCFA au fonctionnement, y compris 45 milliards de FCFA pour le Fonds routier. Cette enveloppe avait été ramenée à 486,56 milliards de FCFA, soit une baisse de 4,9 milliards de FCFA à la suite de l’ordonnance du 02 juin 2023 modifiant et complétant certaines dispositions de loi de finances pour l’exercice 2023.



