Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Chollet transfrontalier entre le Cameroun et le Congo initialement prévu pour être opérationnel en 2025 devrait à nouveau accuser un retard, l’appel d’offres international ayant été déclaré « infructueux ». Le groupe français TPF, pourtant désigné ingénieur-conseil chargé de l’assistance au maître d’ouvrage pour le contrôle et la surveillance de la conception, la construction et la mise en service dudit projet d’aménagement hydroélectrique ayant désisté.
Selon des sources, la firme française spécialisée dans les BTP aurait jugé l’offre financière « insuffisante », d’où sa décision de se retirer du projet. Une information non confirmée, les autorités camerounaises et congolaises ayant juste annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offre international en vue d’accompagner le constructeur, en l’occurrence, le groupe chinois China Gezhouba Group (CGGC), adjudicataire au terme de l’Appel public international à manifestation d’intérêt (APMI) conformément aux orientations du Comité de pilotage inter-Etats de « ce projet énergétique structurant ».
Cette infrastructure estimée à 670 milliards de FCFA (700 millions de dollars) et d’une puissance de 600 Mégawatts (MW) dont le modèle de réalisation est le Built Operate Transfer (BOT) devrait améliorer l’approvisionnement en électricité dans la sous-région. L’ouvrage sera principalement constitué d’un barrage de 108 m de hauteur et doté de deux lignes électriques pour alimenter les deux pays et desservir les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), notamment la Centrafrique et le Gabon.



