Dans la perspective de l’inauguration imminente de sa filiale camerounaise à Douala, le groupe pétrolier américain Baker Hugues a rencontré, le 17 juin 2026, le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Fuh Calistus Gentry. La mission américaine, composée de Christen Machak, cheffe de la Division politique et économique, Antoinette Manyaga et Stéphane Akame Zeh, directeur Afrique centrale de Baker Hughes a rencontré le Minmidt en présence d’une délégation de l’ambassade des États-Unis.
Au cours des échanges, les parties ont passé en revue les activités mondiales du groupe dans les services pétroliers et parapétroliers avec une attention particulière a été portée à son positionnement en Afrique. L’on a alors appris que le siège de Baker Hughes Cameroun, basé à Douala, aura une mission régionale. Il coordonnera les activités en Afrique centrale, avec une extension vers la République démocratique du Congo (RDC).
Ce choix renforce le rôle du Cameroun comme plateforme régionale pour les investissements énergétiques. Il conforte aussi la place de Douala comme hub logistique et industriel.
Pour les investisseurs, le signal est fort. La présence d’un leader mondial réduit les risques opérationnels perçus. Elle améliore l’accès aux technologies de pointe et aux standards internationaux.
Les discussions ont également porté sur l’exploration pétrolière. Les autorités camerounaises souhaitent attirer davantage de capitaux américains. Plusieurs initiatives sont en cours pour renforcer l’attractivité du cadre d’investissement.
Autre sujet clé, la gestion des fonds de réhabilitation environnementale des sites pétroliers en fin d’exploitation. Les échanges sur leur rapatriement dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) progressent de manière constructive. Ces avancées sont jugées rassurantes pour les opérateurs.
Enfin, les parties ont abordé le potentiel des minéraux critiques liés à la transition énergétique. Le Cameroun ambitionne de structurer cette filière stratégique. Des partenariats entre entreprises américaines et sociétés camerounaises sont encouragés.
À terme, l’installation de Baker Hughes dépasse une simple ouverture de filiale. Elle positionne le Cameroun comme porte d’entrée régionale pour l’investissement énergétique. Un levier stratégique pour capter des flux durables en Afrique centrale.



