L’Etat du Cameroun a obtenu un concours financier pour l’implémentation du Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD) à travers l’ouverture d’une ligne de crédit de 21 milliards de FCFA (environ 35 millions de dollars) par la Banque islamique de développement (BID). Ledit accord paraphé le 10 mai 2023 en marge de la 48e réunion annuelle du conseil des gouverneurs de l’institution devrait accélérer le processus de construction et de réhabilitation des infrastructures dans cette partie du pays en proie à des violences sécessionnistes depuis six ans.
De l’avis des observateurs, le financement de la BID constitue une bouffée d’oxygène pour le Cameroun qui peine à mobiliser les fonds nécessaires pour la remise en état des infrastructures. Sur une enveloppe globale de 154 milliards de FCFA (257 millions de dollars), moins de 12 milliards de FCFA (environ 20 millions de dollars) ont été mobilisés, malgré des sollicitations des autorités auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux. En dehors du Japon qui a déboursé 2,8 milliards de FCFA (environ 4 millions de dollars) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui a injecté 400 millions de FCFA (667 mille dollars), 75 % des fonds déjà mobilisés sont des contributions nationales aussi bien le gouvernement que les milieux d’affaires.
Dans ce contexte, « ce financement vise à appuyer les efforts du gouvernement du Cameroun dans la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures essentielles, le renforcement de la cohésion sociale et la revitalisation de l’économie locale dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », a indiqué le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.
Le PPRD est adossé sur trois principaux paliers, notamment la restauration de la cohésion sociale, la reconstruction et la réhabilitation des infrastructures de base et la redynamisation de l’économie locale.



