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Cameroun : 108 milliards de FCFA de financement islamique pour les secteurs agricole et pétrolier

Les fonds obtenus ont été orientés pour le développement et la modernisation des infrastructures de deux mastodontes de l’économie nationale, la Société de développement de coton et la Société nationale de raffinage. Le financement islamique dans l’économie camerounaise se renforce de plus en plus, en l’occurrence, la formule Murabaha qui est une forme de prêt…

Les fonds obtenus ont été orientés pour le développement et la modernisation des infrastructures de deux mastodontes de l’économie nationale, la Société de développement de coton et la Société nationale de raffinage.

Le financement islamique dans l’économie camerounaise se renforce de plus en plus, en l’occurrence, la formule Murabaha qui est une forme de prêt sans intérêt. Ces derniers temps, l’Etat a eu recours à ce type de financement, dont des ressources ont été orientées vers deux entreprises publiques. Il s’agit de la Société de développement de coton (SODECOTON) et de la Société de raffinage (SONARA) qui comptent parmi les principaux fleurons industriels du pays.

Avec une enveloppe globale de 108,8 milliards de FCFA dont 64,2 milliards de FCFA pour la SODECOTON et 44,6 milliards de FCFA pour la SONARA, ces financements provenant notamment de la Banque Islamique de Développement (BID), de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADAE), du Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe, et du Fonds Saoudien de Développement, ont permis de renforcer les infrastructures des deux géants industriels.

Dans une note, le Ministère des Finances salue l’accompagnement de la finance islamique dans le développement économique du pays, d’autant que « ces financements ont permis à ces entreprises de créer la richesse et soutenir la croissance ».

Avec plus de 25 000 producteurs qu’elle encadre, la SODECOTON reste le principal poumon économique dans la partie septentrionale du pays, dont l’apport de la finance islamique a contribué à la construction et la réhabilitation des infrastructures, l’amélioration des pratiques culturales, ce qui a permis à cette agro-industrielle de dépasser le cap de 300 000 tonnes de coton en 2019.

Grâce au financement islamique,  la SONARA qui est l’unique raffinerie du pays a pu autant que faire se peut survivre au grave incendie a sérieusement détruit l’outil de production en mai dernier. Malgré ce sinistre cette entreprise qui régule l’économie dans la région du Sud-ouest figure au peloton de tête des importations, avec plus de 103 milliards de FCFA reversés dans les caisses de l’Etat.

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