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Cacao : l’État ivoirien rassure face à la volatilité des cours mondiaux

C’est dans un climat d’incertitude marqué par des inquiétudes dans les zones de production de cacao en Côte d’Ivoire que le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, s’est prononcé ce mardi 20 janvier à Abidjan. Un exercice qui visait à apporter des clarifications sur les difficultés actuelles de commercialisation à et…

Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre d’Etat, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de Côte d’Ivoire. © DR

C’est dans un climat d’incertitude marqué par des inquiétudes dans les zones de production de cacao en Côte d’Ivoire que le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, s’est prononcé ce mardi 20 janvier à Abidjan. Un exercice qui visait à apporter des clarifications sur les difficultés actuelles de commercialisation à et rassurer les acteurs de la filière.

Face aux lenteurs signalées dans l’enlèvement des produits et aux doutes concernant le maintien du prix bord champ, le ministre a réaffirmé le rôle de régulateur du gouvernement et son engagement ferme à protéger les revenus des producteurs ivoiriens.

M. Adjoumani a rappelé l’efficacité du système de stabilisation ivoirien, pilier de la campagne principale 2025-2026. Avant même l’ouverture de la saison, a-t-il rappelé, le Conseil du Café-Cacao (CCC) a sécurisé la vente par anticipation de plus de 85 % de la production nationale estimée. Cette stratégie a permis de cristalliser les gains lorsque les cours étaient au plus haut, garantissant ainsi aux producteurs un prix bord champ historique de 2 800 FCFA le kilogramme. Ce niveau de rémunération, sans précédent dans l’histoire de la filière, témoigne de la volonté étatique de redistribuer la valeur ajoutée vers la base de la pyramide agricole, a commenté le ministre.

Malgré la solidité du modèle national, le contexte international s’est fortement dégradé entre septembre 2025 et janvier 2026. Les cours mondiaux ont subi une chute brutale de près de 30 %, le prix de la tonne dégringolant de 5 000 livres sterling (environ 3 800 FCFA/kg) à seulement 3 500 livres sterling (environ 2 500 FCFA/kg). Ce retournement de cycle a créé un décalage entre les prix fixés par anticipation et la valeur actuelle du produit sur le marché spot, fragilisant les systèmes de commercialisation de nombreux pays producteurs et ralentissant les flux logistiques globaux.

Pour remédier aux lenteurs d’enlèvement constatées, le gouvernement indique qu’il déploie des mesures visant à fluidifier le transit du cacao vers les ports d’exportation tout en veillant au respect strict du prix garanti. L’objectif est de transformer ces difficultés conjoncturelles en un levier de renforcement de la filière.

En faisant toute la lumière sur les dynamiques de marché, le ministre d’État a souligné que la Côte d’Ivoire reste déterminée à honorer ses engagements financiers envers les producteurs, tout en travaillant sur des réformes de fond pour assurer la pérennité de l’économie cacaoyère à long terme.

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