Le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, en collaboration avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB), a lancé la campagne de souscription à l’assurance agropastorale pour la saison 2025-2026, le 5 juillet 2025 à Ouagadougou. Cette cérémonie a également marqué le début du processus d’indemnisation des producteurs sinistrés de la campagne précédente.
Ce dispositif vise à renforcer la résilience du monde rural face aux aléas climatiques de plus en plus fréquents, à protéger les moyens de subsistance agricoles et à promouvoir la souveraineté alimentaire du pays. Pour cette campagne, l’État prend en charge 50 % du coût des primes, rendant l’assurance plus accessible. Un dispositif de proximité est mis en place avec des agents d’encadrement disponibles dans chaque commune, y compris en langues locales, pour accompagner les producteurs dans la souscription.
Lors de la saison 2024-2025, le mécanisme d’assurance a couvert l’ensemble des treize régions du Burkina, enregistrant plus de 14 400 souscriptions sur une superficie de 34 900 hectares. Face à cet engouement, des travaux sont en cours pour étendre la couverture aux cultures encore non incluses ainsi qu’aux filières animales et halieutiques.
Au total, plus de 27 millions de FCFA seront versés cette année aux producteurs affectés par des baisses de rendement, avec une couverture qui s’étend désormais à dix spéculations agricoles (maïs, coton, mil, niébé, riz, sorgho, sésame, arachide, soja et impayé coton). L’assurance comprend aussi une dimension vie, avec indemnisation en cas de décès du producteur.
Le représentant de l’APSAB, Salifou Traoré, a salué l’engagement des autorités et de leurs partenaires. Pour lui, l’assurance agricole n’est plus un concept lointain mais une réalité burkinabè, soutenue par une volonté politique affirmée et rendue opérationnelle par la coopération entre assureurs et acteurs du secteur.
Il a souligné que cette première campagne, bien qu’efficace, a aussi révélé plusieurs défis, notamment la sécheresse dans certaines zones, les inondations dans d’autres, et la complexité de certaines procédures. Des leçons ont été tirées pour améliorer les campagnes futures.
La cérémonie s’est conclue par la remise de chèques à l’Union des producteurs de coton (au titre des impayés), aux familles des producteurs décédés et aux producteurs sinistrés, avant l’ouverture symbolique des souscriptions pour la campagne 2025-2026.



