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BSIC cherche à lever 45 milliards de FCFA par titrisation sur le marché régional

Le Groupe BSIC poursuit la diversification de ses sources de financement en sollicitant le marché financier régional de l’UEMOA à travers une opération de titrisation de créances de 45 milliards de FCFA. L’émission, dénommée « FCTC BSIC C-1 7,25 % 2026-2033 », porte sur 4,5 millions de titres d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacun, assortis d’un rendement annuel de 7,25…

Le Groupe BSIC poursuit la diversification de ses sources de financement en sollicitant le marché financier régional de l’UEMOA à travers une opération de titrisation de créances de 45 milliards de FCFA. L’émission, dénommée « FCTC BSIC C-1 7,25 % 2026-2033 », porte sur 4,5 millions de titres d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacun, assortis d’un rendement annuel de 7,25 % et d’un remboursement semestriel par amortissement constant sur une durée de sept ans.

La période de souscription est ouverte du 15 juin au 14 juillet 2026 et s’adresse aux investisseurs, personnes physiques ou morales, résidents ou non de l’espace UEMOA. L’opération est placée par un syndicat comprenant notamment la SGI Finance Gestion et Intermédiation (FGI).

À travers cette transaction, BSIC entend refinancer une partie de son portefeuille de créances, principalement constitué de financements accordés aux PME et PMI. La titrisation permet ainsi à la banque de transformer des actifs existants en titres négociables, d’améliorer la gestion de son bilan et de dégager de nouvelles capacités de financement en faveur de l’économie.

Cette émission s’inscrit dans une dynamique qui gagne progressivement le marché régional. Ces dernières années, plusieurs établissements financiers ont eu recours à la titrisation, notamment Orabank Côte d’IvoireNSIA Banque Côte d’IvoireCrédit Access et Coris Bank International Burkina Faso, contribuant à installer cet instrument comme un nouveau levier de refinancement aux côtés des émissions obligataires classiques, des introductions en Bourse et des sukuk.

Si le marché de la titrisation demeure encore relativement étroit au sein de l’UEMOA, les opérations se multiplient sous l’effet des besoins croissants de financement des banques et de la recherche de solutions permettant d’optimiser les bilans tout en soutenant le crédit au secteur privé. Avec cette levée de 45 milliards de FCFA, BSIC confirme l’intérêt grandissant des établissements financiers de la région pour un outil appelé à occuper une place de plus en plus importante dans l’architecture du marché des capitaux ouest-africain.

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