L’information est passée quasi-inaperçue. Le récent limogeage de Hassan Oustani de la Banque Internationale pour le Mali (BIM), filiale d’Attijariwafa Bank, et son remplacement, en catimini, par Mohamed El Ghazi, suffira-t-il à tirer cette banque des abysses?
L’ancien ADG de Crédit du Sénégal, qu’il a dirigé de 2009 à 2017 avec un bilan plus qu’honorable, débarque au Mali dans une filiale qui constitue, à force de limogeages de directeurs généraux, la zone grise de la stratégie d’Attijariwafa Bank en Afrique.
Mohamed El Ghazi prend les rênes alors que la BIM accumule les contre-performances sur plusieurs exercices. Le résultat d’à peine 1 milliard de Franc CFA (contre 8 milliards avant l’arrivée d’Attijariwafa Bank), fait reculer la banque à l’avant dernière place du paysage bancaire malien.
Bref, la situation est paradoxale pour une institution qui compte 46 agences à Bamako et 45 à travers le reste du pays, soit le plus grand réseau bancaire du pays. Banquier senior, Mohamed Ghazi s’ajoute à une longue liste de directeurs généraux et de cadres qui ont tous été sortis par la petite porte.



