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CEMAC : d’ici fin 2026, la BEAC table sur une hausse de 25% de ses réserves de change grâce aux eurobonds

En se basant sur son scénario de référence, construit sur un baril à 87,2 USD, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) projette un bond de 25% de ses réserves d’ici la fin 2026. Les portant ainsi à 7.962,3 milliards de FCFA (près de 13,9 milliards USD). Ce niveau de performance devrait alors couvrir…

En se basant sur son scénario de référence, construit sur un baril à 87,2 USD, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) projette un bond de 25% de ses réserves d’ici la fin 2026. Les portant ainsi à 7.962,3 milliards de FCFA (près de 13,9 milliards USD). Ce niveau de performance devrait alors couvrir 4,72 mois d’importations de biens et services, contre 4,12 mois en 2025. Dans le même temps, le taux de couverture extérieure de la monnaie grimperait à 70,7%, contre 66,9% en glissement annuel.

Les derniers chiffres disponibles confirment cette dynamique haussière. Ainsi, au 30 avril 2026, les réserves de change de la BEAC étaient estimées à 7.248 milliards de FCFA (environ 12,6 milliards USD), en léger repli de 1,6% sur un an. Le taux de centralisation de ces réserves, quant à lui, progresse néanmoins nettement, à 73,93% contre 69,19% un an auparavant.

Concernant les avoirs extérieurs nets journaliers, l’institut d’émission commun aux six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) révèle qu’elles atteignent 4.160,6 milliards de FCFA (environ 7,3 milliards USD) à fin mai 2026. Ce qui représente une hausse de 2,5% en glissement annuel. Ce montant reste toutefois inférieur au pic historique enregistré en mars 2025.

Selon la BEAC, cette embellie résulte d’abord de la réussite des émissions obligataires internationales du Cameroun et du Congo. Ce qui induit une progression des réserves depuis décembre 2025. Cette performance s’explique aussi par les emprunts bilatéraux et commerciaux des États, les rapatriements de recettes pétrolières et les décaissements des bailleurs institutionnels.Dans le détail, l’on observe que, consécutivement à une hausse des dépôts logés au Compte d’opérations, les avoirs extérieurs à vue progressent de 4,7%. Par ailleurs, sous l’effet direct de la flambée des cours mondiaux, le stock d’or de la BEAC gagne 35,2% en valeur. Seule faute note, le recul de 22,9% des avoirs en devises convertibles.

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