L’Algérie et l’Italie ont conclu mercredi 23 juillet 2025, en marge du 5ᵉ session du Sommet intergouvernemental algéro-italien à Rome, un accord d’un milliard d’euros pour la construction d’une usine sidérurgique de fer pré-réduit en Algérie.
Le projet est porté par un consortium formé de CEIP Scarl (regroupant douze aciéries italiennes), Duferco et l’entreprise algérienne Copresud. Il vise à assurer un approvisionnement durable en acier pré-réduit pour l’industrie sidérurgique italienne.
Le protocole d’accord d’une durée initiale de deux ans, pourrait déboucher sur la création d’une filière sidérurgique intégrée entre les deux pays. Le dossier technique devrait selon le protocole d’accord être soumis à l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI) afin de bénéficier d’avantages prévus par la législation locale.
L’Algérie a été choisie en raison de ses ressources naturelles (gaz naturel, minerai de fer), de sa proximité géographique avec l’Europe, et de ses infrastructures logistiques. Le projet envisage également l’introduction progressive d’énergies renouvelables et d’hydrogène vert dans le processus de production, dans une logique de décarbonation.
L’Algérie mise sur l’exploitation du gisement de Gara Djebilet, estimé à plus de 3,5 milliards de tonnes de minerai de fer, avec un objectif de production annuelle de 40 à 50 millions de tonnes à l’horizon 2040. Une ligne ferroviaire entre Gara Djebilet et Béchar est en cours de développement pour assurer l’acheminement du minerai.
Rome vise surtout à sécuriser l’approvisionnement de son industrie sidérurgique en matières premières.



