Le deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2) s’est conclu, le 10 septembre 2025, sur des annonces financières de taille et surtout une volonté affichée : faire de l’Afrique un acteur majeur dans la lutte contre le changement climatique. Avec 150 milliards de dollars d’engagements et le lancement d’initiatives structurantes, le continent se veut désormais dans un rôle de force de proposition sur la scène internationale.
Dans les détails, ce sommet a permis de mobiliser 50 milliards de dollars via le Pacte africain pour l’innovation climatique (ACIC) et le Fonds africain pour le climat (ACF), auxquels s’ajoutent 100 milliards d’engagements d’institutions financières africaines et de développement.
Ces financements visent à soutenir des projets concrets de transition énergétique, d’adaptation climatique et de préservation de la biodiversité. Les responsables politiques présents ont salué cette mobilisation comme un signal fort de l’autonomie africaine dans la définition de ses priorités environnementales.
Des solutions basées sur la nature, un atout stratégique
Le sommet a mis l’accent sur les solutions fondées sur la nature, considérées comme un avantage comparatif pour le continent. Les initiatives telles que la Grande muraille verte ou le programme Héritage vert en Éthiopie, rappelle-ton, illustrent comment l’Afrique peut combiner protection du climat, biodiversité et développement local.
Ces approches sont vues comme des leviers de développement durable et de création d’emplois tout en renforçant la résilience des écosystèmes.
Le Pacte africain pour l’innovation climatique : un levier diplomatique pour la COP30
Lancé à Addis-Abeba, le Pacte africain pour l’innovation climatique ambitionne de développer 1 000 solutions africaines d’ici 2030. Selon les experts, il constitue un outil diplomatique clé pour la COP30 au Brésil, offrant au continent une position collective et cohérente sur les enjeux de financement, de transfert de technologies et de justice climatique.
La Déclaration d’Addis-Abeba fixe ainsi les priorités africaines pour la COP30 : un financement climatique de qualité, respectueux des capacités financières des pays et aligné sur les principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées.
Le défi de la mise en œuvre
Si la stratégie africaine est saluée pour son ambition et sa vision, la crédibilité du continent dépendra désormais de la capacité à transformer ces engagements en résultats concrets. Les experts rappellent que poser les bases est un premier pas, mais que le véritable enjeu réside dans l’exécution et le suivi des projets.
En somme, le ACS2 a posé les jalons d’une Afrique qui ne se contente plus d’attendre l’aide internationale, mais qui devient actrice de ses propres solutions climatiques, prête à défendre ses intérêts et à peser sur les négociations internationales.



