Le directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), Kinapara Coulibaly, compte accroitre les coopération sud-sud avec des partenaires aussi bien publics que privés présents à l’Africa Ceo forum (ACF), qui a ouvert ses portes lundi 5 juin à Abidjan.
Bureau d’étude pluridisciplinaire créé par décret en 1964 afin d’assurer l’étude, la conception et la maîtrise d’œuvre des chantiers entrepris à l’époque par le président Félix Houphouët-Boigny, cette institution, qui est le maître d’œuvre des grands projets d’infrastructures dans le pays, exporte déjà son expertise en Afrique. Cependant, Raphaël Kinapara veut accroitre cette expertise à travers toujours la coopération sud-sud.
« C’est une expertise que nous avons pu développer en Côte d’Ivoire et bien entendu en tant qu’entreprise qui pense également à accroitre et à développer la coopération sud-sud, nous sommes tout à fait ouverts à pouvoir développer, déployer et à accompagner d’autres pays frères dans la sous-région. En effet, le BNETD travaille aujourd’hui sur des projets au Congo, au Gabon, au Bénin ainsi que d’autres pays de la sous-région », dit-il.
En sa qualité de conseil du gouvernement et de maître d’œuvre de tous les grands projets d’infrastructures de développement, le BNETD est présent à l’ACF pour tisser des partenariats avec le secteur privé. D’autant que les investissements attendus du secteur privé représentent 74% du financement du PND 2021‐2025, soit près de 90 milliards de dollars.
Disposer de projets bancables dans les énergies renouvelables
Au cours d’une table ronde autour du thème : « Energies renouvelables : quels remèdes pour redynamiser le secteur ? », le BNETD, MCKinsey&Company, Africa50, Masen, Africa finance corporation (AFC) et Mauritius commercial bank (MCB) ont échangé sur la nécessité d’augmenter les financements pour les projets dans le domaine des énergies renouvelables.
« L’Afrique ne compte que 3% d’émissions globales de CO2 dans l’atmosphère. Mais l’Afrique subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. C’est pour cette raison qu’il est important d’investir dans les projets de production d’énergie en utilisant les énergies vertes », approuvent les acteurs de cette table ronde.
Compte tenu de son expertise en la matière, le directeur général du BNETD affirme que pour réussir ce défi, il faut que les chefs d’Etat arrivent à développer un cadre légal et juridique afin de faciliter le développement des projets de ce secteur. « Un autre élément important, c’est de disposer de bons projets. Des financements existent, mais les projets bancables sont rares », a aussi déclaré Kinapara Coulibaly.
En neuf éditions, c’est la quatrième fois que Abidjan accueille l’Africa CEO Forum. Cette année, l’évènement enregistre déjà plus de 2.000 participants issus de près 70 pays dont plus des 3⁄4 du continent africain.



