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Gabon : la Gabonaise des jeux va contrôler un marché de plus de 5,3 millions USD

En conseil des ministres le 29 décembre 2025, le gouvernement gabonais a approuvé un projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de la Gabonaise des jeux (GDJ). A travers cette initiative, placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, l’Etat du Gabon entend mettre en place un…

En conseil des ministres le 29 décembre 2025, le gouvernement gabonais a approuvé un projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de la Gabonaise des jeux (GDJ). A travers cette initiative, placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, l’Etat du Gabon entend mettre en place  un dispositif « moderne, cohérent et transparent de régulation du secteur des jeux de hasard, dont les missions sont de renforcer la protection des populations et garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations ».

« La validation de la création de la GDJ intervient quelques jours seulement après un accord signé avec un opérateur canadien pour mettre en œuvre e‑Tech SAS, une plateforme de gestion numérique visant à établir la traçabilité des flux financiers, optimiser la collecte des taxes, garantir le paiement des gains et limiter l’illégalité dans l’exploitation des jeux », peut-on lire dans le communiqué final de la réunion du conseil des ministres.

Pour les autorités gabonaises, ces deux opérations visent le renforcement du monopole de l’Etat dans le secteur des jeux de hasard. In fine, le Gabon voudrait « maximiser les recettes et assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques destinées au financement des priorités nationales dans un contexte où le secteur contribue à bien moins de 0,01% du Produit intérieur brut (PIB) sous sa forme actuelle de contribution fiscale directe ».

Et pour cause, l’on se souvient qu’en 2024, via notamment les taxes et prélèvements sur paris, et les loteries, la direction des impôts avait reversé au Trésor public gabonais environ 185 millions de FCFA (330.244 USD) pour une projection à 221,5 millions de FCFA (395.400 USD) en 2025. Des performances très en-deçà des 3 milliards FCFA (5,3 millions USD) générés par le marché des paris sportifs en 2025, selon Statista, le portail en ligne allemand qui publie des statistiques issues de données d’instituts, d’études de marché et d’opinion ainsi que de données provenant du secteur économique. L’un des motifs de la création de la GDJ est l’amélioration des recettes fiscales du secteur des jeux d’ici 2026. L’Etat du Gabon se base alors sur « une croissance annuelle des revenus attendue à 8,3% en moyenne dans les prochaines années ».

Pour rappel, la GDJ remplace la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique. Le texte qui la crée vient abroger la loi n°24/2004 portant règlementation générale des jeux de hasard. Qui, pour les autorités gabonaises, était devenue obsolète. Et pour cause, ce texte ne prenait en compte que les activités physiques et ne parvenait pas à faire contribuer le secteur à l’économie malgré une taxe de 4,5% imposée dans la loi de finances 2024.

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