Au Nigeria, les compagnies d’assurance disposent d’un délai de douze mois, soit jusqu’en juillet 2026, pour se conformer aux nouveaux seuils de capital minimum instaurés par la récente loi de réforme du secteur, promulguée début août par le président Bola Ahmed Tinubu.
La Commission nationale des assurances (NAICOM), chargée de superviser la mise en œuvre de ces dispositions, a annoncé la création d’un comité de 11 membres afin de garantir la transparence et le respect des nouvelles règles.
Les exigences de capitalisation ont été considérablement relevées. Ainsi, les assureurs non-vie doivent relever le seuil de 3 milliards NGN (2,01 millions USD) à 15 milliards NGN ( 10,05 millions USD) ; les assureurs vie, de 2 milliards NGN (1,34 million USD) à 10 milliards NGN ( 6,7 millions USD) ; et les compagnies de réassurances, de 10 milliards (6,7 millions USD) à 35 milliards NGN ( 23,45 millions USD).
S’exprimant lors de la retraite annuelle du Comité des risques, de l’audit et de la conformité de l’Association des assureurs nigérians (NIA), Bola Odukale, la directrice générale, a insisté sur l’importance de cette réforme. Elle a souligné que la recapitalisation représente une étape clé pour renforcer la solidité financière du secteur, consolider la résilience institutionnelle et améliorer la compétitivité internationale des acteurs du marché.
Elle a également rappelé que la qualité des structures de gouvernance sera décisive pour une allocation efficace du capital, une meilleure gestion des risques et le respect des engagements envers les assurés ainsi que les parties prenantes.
Au Nigéria, une réforme du secteur des assurances fait naître l’espoir d’un bel avenir
