Le président américain Donald Trump a réaffirmé son appui à la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, qualifiant le plan d’autonomie proposé par Rabat de « seule solution réaliste » au conflit opposant le royaume au Front Polisario. Cette déclaration a été rapportée samedi par l’agence de presse officielle marocaine, MAP et relayée par Reuters. Le conflit, gelé depuis plusieurs années, oppose le Maroc, qui considère le territoire comme partie intégrante du royaume, au Front Polisario, soutenu par l’Algérie, qui revendique l’indépendance de la région.
À la fin de son premier mandat, en décembre 2020, Donald Trump avait officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental dans le cadre d’un accord de normalisation entre le Maroc et Israël, négocié sous l’égide des États-Unis. Cet accord s’inscrivait dans le cadre plus large des Accords d’Abraham, par lesquels plusieurs pays à majorité musulmane ont accepté d’établir des relations diplomatiques avec Israël.
En avril dernier, Marco Rubio, secrétaire d’État dans l’administration Trump, avait déjà souligné que la position américaine sur le Sahara occidental demeurait inchangée. Toutefois, la déclaration de ce week-end constitue la première prise de parole directe de Donald Trump sur le sujet depuis le début de son second mandat.
Dans un message adressé au roi Mohammed VI, le président américain a déclaré : « Je réitère que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et soutiennent la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base d’une solution juste et durable au différend. »
Trump a également mis en avant les efforts conjoints entre Washington et Rabat pour renforcer la stabilité régionale : « Ensemble, nous faisons avancer des priorités communes pour la paix et la sécurité dans la région, notamment en capitalisant sur les Accords d’Abraham, en luttant contre le terrorisme et en renforçant la coopération commerciale. »
En juin, le Royaume-Uni est devenu le troisième membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à soutenir publiquement le plan d’autonomie marocain, après les États-Unis et la France.
Pendant ce temps, l’Algérie, alliée du Front Polisario, refuse toujours de participer aux tables rondes organisées par l’ONU et continue d’exiger la tenue d’un référendum incluant l’option de l’indépendance pour le Sahara occidental, tout en maintenant sa reconnaissance de la République sahraouie autoproclamée.




