L’Algérie franchit une nouvelle étape stratégique dans la valorisation de ses ressources en hydrocarbures. Le gouvernement a annoncé, ce jeudi 12 juin, le lancement de projets pétrochimiques et de raffinage d’une valeur totale de près de 7 milliards de dollars, dans le but de maximiser les revenus issus du pétrole et du gaz. L’annonce a été faite par Mohammed Arkab, ministre de l’Énergie et des Mines.
Ce portefeuille d’investissements s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal de développement actuellement en cours. L’objectif est clair : augmenter le taux de conversion locale des hydrocarbures en produits à forte valeur ajoutée, qui devrait passer de 32 % à 50 % d’ici la fin du programme. Il s’agit de réduire la dépendance aux exportations de brut ou de gaz naturel en développant une industrie de transformation intégrée et compétitive.
Parmi les projets phares figurent: une nouvelle raffinerie d’une capacité annuelle de 5 millions de tonnes, dont la mise en service est prévue pour fin 2027. Également un craqueur de naphta à Arzew, destiné à produire 1,2 million de tonnes d’essence à partir de mars 2027. Enfin, un craqueur de carburant à Skikda, qui produira 1,75 million de tonnes de diesel et 250 000 tonnes d’asphalte dès janvier 2029.
Le pays prévoit également la mise en service d’un complexe de production de méthyl tert-butyl éther (MTBE) à Arzew (200 000 tonnes/an) pour décembre 2025, d’une unité de production d’alkylbenzène linéaire (LAB) à Arzew (100 000 tonnes/an) pour décembre 2027, et d’un complexe d’éthylène à Skikda (850 000 tonnes/an) d’ici fin 2027.
Avec ces projets structurants, l’Algérie entend renforcer son autonomie énergétique, tout en s’affirmant comme un acteur compétitif sur le marché mondial des produits pétrochimiques. Ces investissements traduisent également une volonté de diversification industrielle et de montée en gamme dans l’exploitation de ses ressources naturelles.




