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Afreximbank mobilise 1,7 milliard USD pour un projet d’engrais en Afrique du Sud

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a été mandatée pour mobiliser un financement de 1,7 milliard USD destiné au développement du projet Suiso, une usine de transformation du charbon en engrais située à Kriel, dans la province de Mpumalanga, en Afrique du Sud. À travers son département Conseil et marchés de capitaux (ACMA), l’institution devra structurer…

Le siège d'Afreximbank, au Caire

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a été mandatée pour mobiliser un financement de 1,7 milliard USD destiné au développement du projet Suiso, une usine de transformation du charbon en engrais située à Kriel, dans la province de Mpumalanga, en Afrique du Sud.

À travers son département Conseil et marchés de capitaux (ACMA), l’institution devra structurer les mécanismes de financement et mobiliser les investisseurs et partenaires financiers nécessaires à la réalisation du projet.

Dans un communiqué publié ce mercredi 28 mai, la banque multilatérale de développement souligne que cette initiative s’inscrit dans son engagement à soutenir la transformation économique de l’Afrique à travers des financements innovants et structurés.

Le projet vise à renforcer la capacité locale de production d’engrais en Afrique du Sud, tout en intégrant des technologies destinées à améliorer l’efficacité agricole et à réduire la dépendance aux importations. Il est porté par un consortium d’entreprises industrielles et énergétiques, impliquées dans le développement d’infrastructures de production sur le territoire national.

L’usine aura une capacité de production quotidienne de 2 200 tonnes d’ammoniac bleu, 2 600 tonnes d’urée et 1 600 tonnes de nitrate d’ammonium (TAN), ainsi qu’un nitrate d’ammonium à faible densité, produit à l’aide d’une technologie de prilling avancée. L’ammoniac sera vendu en vrac, avec pour objectif d’alimenter le marché régional et de stimuler la production agricole en Afrique subsaharienne.

Le projet intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur les marchés mondiaux des engrais, les prix de l’urée ayant plus que doublé entre 2020 et 2022, passant de moins de 300 USD à plus de 700 USD la tonne à leur pic, selon les données de la Banque mondiale. Cette forte volatilité a mis sous pression les pays importateurs d’engrais, notamment en Afrique, où plus de 70 % des besoins en fertilisants sont couverts par des importations.

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