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Côte d’Ivoire : la Compagnie d’Électricité (CIE) face au défi des désagréments liés de la surconsommation

Baisses de tension, ruptures de la fourniture d’électricité, ou encore la modification des voies de transport d’énergie en raison des travaux de maintenance. Ces phénomènes, bien connus des opérateurs du secteur sont dûs essentiellement à une ’surconsommation’’, conjugués à des conditions climatiques extrêmes, ont conduit la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) à annoncer, il y a…

Baisses de tension, ruptures de la fourniture d’électricité, ou encore la modification des voies de transport d’énergie en raison des travaux de maintenance. Ces phénomènes, bien connus des opérateurs du secteur sont dûs essentiellement à une ’surconsommation’’, conjugués à des conditions climatiques extrêmes, ont conduit la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) à annoncer, il y a deux semaines, le déploiement de plusieurs initiatives pour limiter les désagréments liés à la saison chaude, notamment des travaux de maintenance préventive renforcée pour anticiper sur la fréquence plus rapprochée des incidents.

L’objectif étant d’anticiper sur les surcharges, de sécuriser l’approvisionnement et accompagner les consommateurs vers de meilleures pratiques. De quoi s’agit-il ? Une ruée vers les climatiseurs, ventilateurs et autres équipements électroménagers en Côte d’Ivoire comme dans de nombreux pays de la sous-région, en raison des vagues de fortes chaleurs, entre février et mai, dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et du Moyen-Orient, entraine une autre conséquence : forte pression constante sur le réseau électrique d’où la surconsommation…

La Côte d’Ivoire n’est effectivement pas un cas isolé. En effet, au Sénégal, par exemple, la consommation d’électricité atteint des sommets en mars et avril, avec des pics en soirée, notamment à Dakar, où les climatiseurs tournent à plein régime. En 2023, la SENELEC a enregistré une hausse de 20 % de la consommation résidentielle sur cette période par rapport à l’année précédente. À Dakar, les factures d’électricité ont augmenté en moyenne de 17 % dans les ménages urbains.

Hausse de la demande nationale dans plusieurs pays ouest africains

Entre mars et mai 2023, les températures dépassant régulièrement les 40°C ont contribué à une hausse de 23 % de la demande globale en électricité selon la SONABEL (Société nationale d’électricité du Burkina Faso). Cette pression accrue a entraîné une augmentation de 18 % en moyenne des factures pour les abonnés urbains, notamment les petites entreprises.

Par ailleurs, au Ghana, la Volta River Authority (VRA) a rapporté une hausse de 19 % de la demande nationale entre mars et juin 2023, une période où les températures ont fréquemment excédé 38°C dans les grandes agglomérations comme Accra et Kumasi. Cette surconsommation a conduit à des hausses tarifaires de l’ordre de 15 à 20 % dans les secteurs résidentiels et tertiaires, accentuant les tensions sur un réseau déjà sollicité.

Face à cette problématique mondiale, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) n’est pas restée inactive. Consciente des effets de la chaleur sur la performance du réseau, elle a mis en place des initiatives destinées à prévenir les perturbations et à garantir un service plus stable. De plus, des investissements ciblés sont réalisés par l’Etat pour moderniser les infrastructures de transport et de distribution. L’objectif reste le même : renforcer les capacités locales et assurer un approvisionnement stable, même en période de forte demande.

Pour les acteurs nationaux de l’électricité, si les perturbations électriques en saison chaude sont en grande partie inévitables, leur impact peut être atténué grâce à une mobilisation collective et une meilleure gestion des ressources.

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