Société Générale Côte d’Ivoire (SGCI) a procédé, son capital selon un communiqué du 21 février 2025. Conformément aux résolutions extraordinaires prises le 28 mai 2024 lors d’une assemblée générale, les actionnaires de la banque ont approuvé une hausse de près de 4,45 milliards de FCFA, portant ainsi le capital de 15,56 milliards à plus de 20 milliards de FCFA.
Cette augmentation a été réalisée par la majoration de la valeur nominale de l’action de 500 à 643 FCFA, effectuée par l’incorporation de réserves facultatives. L’exercice répond à une obligation réglementaire imposée par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui, au début de l’année, a relevé le capital social minimum requis pour les banques et établissements financiers membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) à 20 milliards de FCFA. Les institutions financières ont ainsi trois ans, à partir du 1er janvier 2024, pour se conformer à cette nouvelle exigence.
La question se pose alors : l’incorporation de réserves constitue-t-elle une réelle augmentation de la capacité financière de la banque ? Théoriquement, cette méthode comptable transforme les réserves accumulées—des bénéfices non distribués des années antérieures—en capital social. Cela renforce la structure financière de l’entreprise sur le papier, mais sans apport de liquidités supplémentaires. Cependant, en augmentant son capital de cette manière, SGCI améliore ses ratios de solvabilité, élément crucial aux yeux des régulateurs et investisseurs, reflétant une stabilité accrue et une capacité renforcée pour soutenir son expansion et ses opérations futures.
En outre, la démarche a aussi pour but de rassurer les marchés et les actionnaires sur la conformité et la solidité financière de SGCI, témoignant de l’engagement de la banque à maintenir sa place de leader dans le secteur financier régional.




