Après la mise en place d’une politique nationale de transition énergétique et d’une feuille de route pour le développement de l’hydrogène, le comité ministériel créé pour accompagner ce processus s’est réuni le 29 mai 2024 pour plancher sur le cadre législatif et juridique régissant la production d’hydrogène vert et le contenu local dans les domaines des industries extractives et de l’énergie.
Présidée par le Premier ministre Mohamed Ould Bilal Massoud, l’instance a passé au peigne fin deux projets de loi, l’un portant sur le régime juridique de la production de l’hydrogène vert en Mauritanie en tant qu’énergie propre dans laquelle le pays dispose d’un grand potentiel, et l’autre sur le cadre législatif régissant le contenu local. Les 2 textes devront être soumis prochainement au conseil des ministres pour approbation.
Dans la course à l’Hydrogène vert, la Mauritanie occupe une bonne place. En effet, le potentiel technique de l’énergie solaire et éolienne dépasserait les 4 229 GW, le potentiel commercial étant estimé à 457 GW.
Le pays ambitionne ainsi de se positionner en tant que leader africain de production de l’hydrogène et de ses dérivées et d’être un fournisseur naturel du marché européen.
La mise en valeur de son potentiel permettra, entre autres, la généralisation de l’accès à l’énergie et à l’eau à des prix abordables pour les populations et les industriels, l’amélioration de l’attractivité du pays pour les investissements étrangers, la contribution au développement industriel du pays, l’apport de nouveaux revenus à l’Etat et la création d’emplois.
A noter enfin que l’hydrogène a été identifié par la communauté scientifique comme étant un vecteur d’énergie de choix pour assurer la transition énergétique mondiale et a été par conséquent, considéré comme la clef de la décarbonation et la réalisation des objectifs de Zéro Emission Nette (ZEN).




