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RDC : menacée de fermeture pour fraudes liées à la sous-traitance, Kibali signe un accord pour la promotion du contenu local

Menacée de fermeture en raison des cas de fraudes liés à la sous-traitance, la mine d’or Kibali, la plus grande d’Afrique en terme de production basée dans le nord-est de la RDC, a signé un protocole d’accord avec l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), l’organisme qui supervise le secteur de…

Mark Bristow, président et directeur général de Barrick

Menacée de fermeture en raison des cas de fraudes liés à la sous-traitance, la mine d’or Kibali, la plus grande d’Afrique en terme de production basée dans le nord-est de la RDC, a signé un protocole d’accord avec l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), l’organisme qui supervise le secteur de la sous-traitance dans le pays, en vue de collaborer sur une série de d’initiatives de contenu local.

Dans un communiqué publié le 1er mars 2024 sur son site, le géant minier sud-africain Barrick Gold, la société mère de la mine de Kibali, précise que le partenariat a été conçu pour accroître le recours de la mine à des entrepreneurs et fournisseurs congolais, conformément à sa politique globale consistant à soutenir les entreprises locales et à employer des ressortissants du pays hôte. « Depuis 2009, Kibali a dépensé plus de 2,6 milliards de dollars auprès de fournisseurs locaux. Sur ses plus de 6 500 employés, 95 % sont congolais, y compris le directeur général », ajoute le groupe.

« Nous encourageons Kibali à poursuivre cette politique afin d’améliorer la contribution considérable qu’elle apporte déjà à l’économie locale ainsi qu’à l’économie congolaise au sens large », a déclaré Miguel Kashal Katemb, le directeur général de l’ARSP.

Cette annonce intervient dans un contexte où Kibali Gold Mine est menacée de fermeture en raison des cas de fraudes liés à la sous-traitance. Il est notamment accusé par les autorités congolaises d’avoir confié 90% de ses contrats de sous-traitance à une entreprise belgo-indienne, qui à son tour exigeait des commissions aux entreprises congolaises sous-traitantes. Or, la loi impose qu’au moins 51% des parts dans les sociétés de sous-traitance soient détenus par les Congolais, seulement 49% pour les étrangers.  

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