C’est une autre étape décisive qui vient d’être franchie par le géant anglo-australien, Rio Tinto, pour la réalisation du projet Simandou en Guinée. En marge de la publication des résultats semestriels, Jakob Stausholm, le PDG du groupe, a confirmé que le conseil d’administration du géant minier Rio Tinto a officiellement donné cette semaine son feu vert pour la réalisation du projet Simandou.
Engagé avec le géant chinois Chinalco dans l’exploitation des blocs 3 et 4 du mega-gisement de fer du Simandou d’une teneur exceptionnelle de près de 65 %, Rio Tinto via sa filiale Simfer a déjà validé un investissement de 6,2 milliards de dollars. Ce qui représente sa contrepartie financière pour la réalisation des infrastructures essentielles à l’exploitation du Simandou.
Le dissolution du gouvernement par le président de la transition guinéenne ne semble pas outre mesure ébranler les dirigeants du géant anglo-australien. Après avoir investi 500 millions de dollars pour les travaux du chemin de fer en 2023, d’après le PDG du groupe, Rio Tinto s’apprête à injecter en 2024, la bagatelle de 2 milliards de dollars pour accélérer la réalisation des infrastructures.
Il faut dire que les enjeux stratégiques pour Rio tonto et son partenaire Winning Consortium Simandou (associé au géant chinois Baowu pour l’exploitation des blocs 1 et 2 ), tous réunis dans la compagnie du Transguinéen (CTG), sont énormes. Le facteur écologique et la perspective de la baisse de l’emprunte carbone grâce à « l’acier vert » du Simandou, jugé moins énergivore sont des éléments qui séduisent les marchés mondiaux de l’aluminium et du fer, à l’ere des engagements pour le changement climatique.
Le projet Simandou dont l’entrée en exploitation est prevue en 2025 va mobiliser environ 20 milliards de dollars de financement. La production à terme sera de 60 millions tonnes par an. Ce qui devrait rapporter au budget de la Guinée, d’après les projections du gouvernement guinéen, une plus-value de 2 milliards de dollars à partir de 2040 et permettre de doubler le PIB du pays.




