Le conseil des ministres de Guinée équatoriale a approuvé, le 20 novembre 2023, un décret de création de la Sociedad Nacional de Minas et Canteras (SMC SA, Société nationale des mines et carrières en français), la toute première société minière nationale du pays. L’annonce a été faite le même jour par le ministère des Mines et des Hydrocarbures.
Selon les textes qui créent et organisent cette société minière, celle-ci sera chargée de « l’exploration, la prospection, la production, la transformation, le stockage, le transport et la distribution et la conservation des ressources minérales nationales et non nationales ».
Selon des sources gouvernementales, c’est en 2019 que la Guinée équatoriale a décidé de tirer des subsides de l’exploitation de ses richesses minières. Le pays procède alors à l’attribution de ses premiers permis miniers sur 15 blocs. 7 d’entre eux échoient à la société minière américaine Blue Magnolia Investments LLC pour l’exploitation du cuivre, du platine, de l’or, de l’uranium, de la bauxite et du plomb. Quatre autres blocs sont attribués à l’opérateur minier canadien Eco Oro Minerals Corp pour l’exploitation de l’argent, du cuivre, du zinc, du plomb et du nickel.
Dans le même temps, l’exploration du platine fait l’objet d’un permis attribué au Britannique Akoga Resources. Pour finir, pour procéder à la recherche et à l’exploitation de l’or, le gouvernement équato-guinéen choisit les juniors minières américaines Manhattan Mining Investment et Shefa Minerals.
Pour rappel, la création de la toute première société minière nationale en Guinée équatoriale intervient dans un contexte de baisse des recettes pétrolières. Ce qui, à l’analyse, pousse le gouvernement à explorer le potentiel minier du pays. In fine, la Guinée équatoriale s’engage dans un processus de diversification de ses ressources publiques.




