Frappée depuis le 20 juillet 2023 par les restrictions d’exportation de riz que l’Inde, premier exportateur mondial, s’est imposée, la Guinée a réussi à arracher une exemption. Rejoignant ainsi la liste des pays africains exemptés comme le Cameroun et la Côte d’Ivoire, à la suite d’intenses manœuvres diplomatiques qui ont convaincu New Delhi. Dans sa…
Frappée depuis le 20 juillet 2023 par les restrictions d’exportation de riz que l’Inde, premier exportateur mondial, s’est imposée, la Guinée a réussi à arracher une exemption. Rejoignant ainsi la liste des pays africains exemptés comme le Cameroun et la Côte d’Ivoire, à la suite d’intenses manœuvres diplomatiques qui ont convaincu New Delhi.
Dans sa volonté de combler sa demande intérieure, mais surtout de lutter contre la hausse des prix sur le plan local, l’Inde avait jugé nécessaire de stopper ses exportations de riz. Conséquence, une flambée des prix sur les marchés d’Afrique de l’ouest dont elle est le principal fournisseur. Fin juin 2023, la tonne de riz avoisinait les 640 dollars dans les pays ouest-africains, contre environ 480 dollars auparavant.
Avec une consommation intérieure d’environ 115 kg de riz par an et par habitant, la Guinée qui importe 40 % de sa consommation, à l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, dépend largement des importations de riz en provenance d’inde.
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Mamadou Aliou Diallo
Mamadou Aliou Diallo est journaliste, blogueur, activiste du web et acteur de la société civile au sein d’une organisation non gouvernementale. Il est titulaire d’une licence en Génie Traitement et Métallurgie de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB) et a suivi une formation en communication et journalisme à JMJ-Communication. Il est administrateur du site Guinée Économie et collabore régulièrement avec Guineeconakry.info (GCI), un site d’information guinéen plusieurs fois primé comme meilleur site internet du pays et souvent cité par des médias internationaux.