Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement de 25,3 milliards de FCFA en faveur de la République du Congo. L’information est contenue dans un communiqué de presse rendu public le 19 juillet 2023 sur son site web par cette institution de Bretton Woods. Qui indique que « ce financement a été obtenu à l’issue de la 3ème revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Ce, malgré le non-respect de trois des cinq critères de réalisation liés à la situation des finances publiques et à la gestion du service de la dette ».
Ce nouveau décaissement porte à 177,345 milliards de FCFA le montant déjà encaissé par le FMI au Congo dans le cadre de cette facilité approuvée le 21 janvier 2022 pour un montant global de 253,35 milliards de FCFA.
Pour ce qui est des points d’insatisfaction, le communiqué du FMI relève que « des critères de réalisation à fin décembre, relatifs au solde primaire non pétrolier et au financement intérieur net, n’ont pas été respectés, en raison de l’augmentation des subventions liées au pétrole, de la hausse des dépenses intérieures et de l’accumulation plus importante de dépôts fiduciaires. Le critère de réalisation continu sur la non-accumulation de nouveaux arriérés extérieurs a été enfreint à la suite de retards dans le paiement du service de la dette. Des progrès ont été accomplis dans la poursuite des réformes structurelles : deux repères structurels sur cinq ont été atteints dans les délais et un autre a été mis en œuvre avec du retard ». Le FMI se satisfait « des avancées observées en matière de planification de la commande publique, de publication des données sur la dette et des efforts pour accroître la transparence ».
Les discussions achoppent encore sur les subventions pétrolières. Le FMI recommande au gouvernement congolais de procéder à « une déréglementation progressive des prix des carburants afin de dégager des ressources financières orientées vers les dépenses de développement, le paiement des arriérés intérieurs ainsi que des aides sociales ciblées en faveur des plus vulnérables ». Alors que le FMI exige une augmentation de 65% du prix des carburants à la pompe, le gouvernement congolais est resté bloqué à 5%.
