Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord de 3 ans au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) en faveur de la République du Congo, selon un communiqué publié le 27 janvier 2022 sur le site web de l’institution. Le pays, coutumier de programmes incomplètement appliqués, s’en sort ainsi, théoriquement, avec environ 455 millions de dollars pour le financement de son nouveau programme destiné à préserver sa stabilité macroéconomique et à favoriser sa reprise économique dans ce contexte de pandémie.
Cet accord sera suivi d’un décaissement immédiat d’environ 90 millions de dollars. Il devrait aider à catalyser le soutien financier d’autres donateurs officiels de Brazzaville. « À long terme, les mesures mises en œuvre dans le cadre de ce programme appuyé par la FEC permettront de remédier aux facteurs de fragilité du pays et de jeter les bases d’une croissance plus élevée, plus résiliente et plus inclusive en République du Congo. Ce programme contribuera aussi aux initiatives régionales visant à rétablir et à préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) », lit-on dans le communiqué du FMI.
Cet accord conclu entre les deux parties est le 4e depuis 2004. A peine la moitié de la FEC de 55 millions de DTS approuvée en décembre de cette année-là par le FMI en faveur Congo a été décaissé. En 2008, un nouvel accord de 8,46 millions de DTS a été trouvé et appliqué par les deux parties. Mais un 3e programme, conclu en juillet 2019, ne sera exécuté qu’à environ 10 % du montant parce que Brazzaville n’a pas atteint la plupart des objectifs fixés. Il courrait pourtant jusqu’en avril 2021, et portait sur un montant total de 324 millions USD.
Si le Fonds s’attend à un renforcement de l’économie congolaise au cours du second semestre grâce aux progrès de la campagne de vaccination, aux dépenses sociales et à l’apurement des arriérés intérieurs, elle précise cependant que cette « reprise naissante » fait face à des risques considérables, comme l’éventuelle recrudescence de la pandémie, la volatilité persistante des cours et de la production de pétrole, les chocs liés au changement climatique, et l’exécution moins satisfaisante que prévu de certaines réformes.




