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Algérie : un nouveau projet de loi sur les assurances avant fin 2023

Après quelques atermoiements, le nouveau projet de loi sur les assurances en Algérie semble peu à peu se concrétiser. S’exprimant ce lundi 29 mai lors des travaux de la 49e conférence de l’Organisation des assurances africaines (OAA), qui se tient à Alger jusqu’au 31 mai, le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, annonce que les pouvoirs…

Aïmene Benabderrahmane

Après quelques atermoiements, le nouveau projet de loi sur les assurances en Algérie semble peu à peu se concrétiser. S’exprimant ce lundi 29 mai lors des travaux de la 49e conférence de l’Organisation des assurances africaines (OAA), qui se tient à Alger jusqu’au 31 mai, le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, annonce que les pouvoirs publics sont en phase de finaliser ce texte « qui sera soumis aux deux Chambres du Parlement avant la fin 2023 ». L’objectif, précise -t- il, consiste à « accroître l’attractivité du secteur des assurances en Algérie ».

Côté assureurs et réassureurs, ce nouveau texte devrait statuer sur l’introduction de facilités pour étoffer le réseau de distribution et consacrer l’introduction de la notion de producteur d’assurances et imposera le recours à la coassurance. La réforme touche également à la régulation du marché des assurances appelée à être indépendante. Aussi, l’autorité indépendante pourra donner plus de moyens à cette institution pour réguler le marché, mettre un terme à la guerre des tarifs et vérifier l’adéquation des engagements de chaque acteur.

D’autre part, le Premier ministre algérien, devant une salle pleine à craquer, fait une rétrospective des réformes déjà engagées par son pays dans le secteur, lesquelles «ont favorisé l’ouverture du marché à de nouvelles sociétés privées et étrangères, le nombre de sociétés étant passé de 6 sociétés publiques en 1995 à 25 sociétés actuellement, à capital, public, privé, étranger ou mixte». Par actions, M. Benabderrahmane désigne entre autres le renforcement du cadre juridique en 2006, avec à la clé une «favorisation du développement de l’activité d’assurance et par la même du volume du marché de trois fois durant les 15 dernières années, soit plus de 1,1 milliard de dollars en 2022».

En raison du faible taux de contribution du secteur au PIB, à l’instar des pays africains où il ne dépasse pas 1%, dira-t-il, «nos pays aspirent à améliorer la performance du marché à travers une série de mesures visant l’ouverture des marchés dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le renforcement de la coopération, et l’échange d’informations liées à la gestion des risques, notamment climatiques ».

S’exprimant devant des ministres et hauts responsables locaux mais aussi de représentants des organisations onusiennes et de l’Union africaine, M. Benabderrahmane a fait part de quelques mesures nécessitant une concrétisation. Il s’agit également, a-t-il dit, de «la promotion de l’inclusion du marché africain de la réassurance, l’amélioration de la gouvernance et de l’adaptation des compagnies d’assurance et de réassurance, la modernisation du secteur avec l’intégration de la numérisation, ainsi que la diversification de l’offre assurancielle».

Dans la même optique, le président de l’Organisation africaine des assurances (OAA), Ben Kajwang a lancé un appel pressant aux gouvernements africains pour développer des subventions aux primes du marché de l’assurance agricole, soulignant que le marché de l’assurance agricole dans le continent reste sous-développé, en dépit d’importantes potentialités existantes.

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