Par Maya Myral (Alger)
Le Conseil Mondial du Diamant, à l’issue d’une assemblée de son conseil d’administration à Londres, vient de confier sa présidence à Feriel Zerrouki, d’origine algérienne. Par cette consécration, la désormais patronne du CMD sera la première femme à occuper ce poste prestigieux, en remplacement d’Edward Asscher. En moins d’un mois, l’Algérie voit deux de ses compétences féminines, qui évoluent sous d’autres cieux, prendre les rênes de prestigieuses institutions mondiales. En effet, début avril c’était une autre algérienne, la microbiologiste et immunologiste, Yasmine Belkaid, qui a été nommée au poste de directrice de l’Institut Pasteur.
Aujourd’hui, la désignation de Mme Zerrouki semble faire l’unanimité. Durant de longues années, elle a pu et su honorer avec brio différentes responsabilités qui lui ont été confiées. Son entrée dans le monde des diamants a commencé en 2005. Une date à partir de laquelle Mme Zerrouki intervenait en sa qualité d’analyste de la chaîne logistique pour la Diamond Trading Company de De Beers. Quatre ans plus tard, en 2009, elle a gravi les échelons pour devenir Directrice des Principes de Meilleures Pratiques chez De Beers. Les années s’égrènent et voient la responsable algérienne gagner en galons. En 2014, elle était désignée Directrice des Relations Internationales chez De Beers et commence son implication avec le CMD en participant à la mise en place de «Tracr », initiative pour assurer la traçabilité et la provenance du secteur du diamant, et GemFair, projet visant à formaliser le secteur de l’extraction artisanale de diamants en assurant une évaluation équitable des pierres précieuses.
Récemment, Mme Zerouki a été nommée vice-présidente principale des affaires générales du groupe De Beers. Elle siège également au conseil d’administration du Responsible Jewellery Council et a rejoint cette année le conseil d’administration du Jewelers Vigilance Committee.
Notons que le Conseil Mondial des diamants a été créé en 2000 par l’industrie mondiale du diamant en réponse à l’indignation suscitée par le financement des conflits en Afrique au moyen de diamants bruts.




