L’Ouganda mettra en place prochainement une compagnie minière nationale dénommée « Uganda National Mining Company (UNMC) », dans le cadre d’une réforme de la législation minière. L’annonce a été faite ce mardi 21 février par le ministre de l’Energie et du Développement minéral, Ruth Nankabirwa Ssentamu.
D’après la ministre, la nouvelle législation promulguée l’année dernière va permettre à l’Etat, à travers cette nouvelle société, de prendre des participations allant jusqu’à 15% dans toutes les entreprises minières (moyenne et grande envergure) opérant dans le pays. Une démarche, souligne-t-elle, qui permettra à l’Etat d’avoir une participation plus active dans le secteur minier riche d’une diversité de ressources dont l’or, le cobalt, le cuivre, le minerai de fer, les terres rares, la vermiculite et les phosphates, selon une étude récente faite par des géologues ougandais.
Par ailleurs, la ministre a informé, en vertu de cette nouvelle loi, que toutes les licences d’exploitation minière seront attribuées sur la base d’un appel d’offres concurrentiel, par opposition au critère précédent du « premier arrivé, premier servi ». Cette initiative vise essentiellement à développer et renforcer le secteur minier mais également d’accroître les revenus que l’Etat tire des ressources minérales.
Depuis quelques années, le gouvernement ougandais a mené plusieurs formes pour accroître le volume des exportations dans le secteur minier qui ne contribue qu’à hauteur de 2% du produit intérieur brut.
Contrôler davantage les ressources minières
La décision est annoncée dans un contexte où le Botswana, pays d’Afrique australe, a affiché son intention de renégocier son contrat avec le géant sud-africain de diamant, De Beers. Le président Mokgweetsi Masisi a jugé que son pays ne gagne que 25 % des diamants bruts produits alors que l’entreprise sud-africaine s’offre quasiment la totalité des parts avec 90%.
D’aucuns estiment que ces mesures démontrent sans doute que les pays africains producteurs de minerais sont engagés désormais à contrôler davantage les ressources minières en imposant des contrats gagnant-gagnant.




