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Les banquiers doivent conseiller à leurs clients d’investir en Bourse

De l’éducation financière, il en a été beaucoup question lors des dernières Rencontres du Marché des Titres Publics qui ont eu lieu du 24 au 26 juin 2023 à Dakar. Ce qui ressort des débats est que, explique Jocelyne GBAH de la Société Ouest Africaine de Gestion d’Actifs (SOAGA), il faut intensifier les efforts dans…

De l’éducation financière, il en a été beaucoup question lors des dernières Rencontres du Marché des Titres Publics qui ont eu lieu du 24 au 26 juin 2023 à Dakar. Ce qui ressort des débats est que, explique Jocelyne GBAH de la Société Ouest Africaine de Gestion d’Actifs (SOAGA), il faut intensifier les efforts dans l’éducation financière. En attendant, les africains marquent une nette préférence pour l’investissement dans le foncier ou la pierre en raison de la perception de sécurité associée à ce type de placement et du prestige social l’accompagnant.

L’investissement en Bourse n’est pas encore un réflexe pour les ménages peu au courant des perspectives de sécurité et de rendement associées aux titres publics émis régulièrement par les Etats de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et à la panoplie des OPCVM, FCP et autres produits de placement disponibles dans les autres compartiments du marché financier. En principe, argue un acteur boursier, les banques devraient conseiller leurs clients en leurs proposant, en plus du compte d’épargne classique, des produits boursiers.

Ce type de placement inscrit hors bilan serait perçu par le banquier comme une concurrence directe. La banque préférerait utiliserait-elle les dépôts non rémunérés pour investir l’argent du client pour son propre profit ? Avec à peine 100 000 comptes sur titres dans toute la zone UEMOA (130 millions d’habitants), il est vrai que le meilleur canal pour investir semble plutôt être le wallet. Au 31 décembre 2022, la zone UEMOA comptait 150 millions comptes électroniques actifs, ce qui rend les acteurs comme Orange Money, Wave ou encore MTN Mobile, indispensables dans la collecte de l’épargne populaire. Reste à savoir si la réglementation stricte sur l’investissement boursier (preuve physique des ordres, signature électronique encore pas effective, etc) fera sa mue à temps.

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