Un atelier de validation des projets de textes relatifs au cadre règlementaire sur l’industrie du capital-investissement au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) s’est ouvert ce jeudi 31 mars à Dakar (Sénégal) sous l’égide du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), autorité de régulation du marché. Cette rencontre de deux jours devra permettre aux acteurs d’examiner les problèmes spécifiques du secteur dans l’optique de faire évoluer la réglementation actuelle en vigueur dans la zone.
Régi au sein de l’Union par une loi uniforme de 2003, accompagnée en 2011 par une directive communautaire sur les questions fiscales, le capital-investissement « peine à décoller en raison des insuffisances liées au cadre juridique (…) et à l’attractivité en matière fiscale », selon Ripert Bossoukpe, le secrétaire général du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers de l’UMOA.
Présent à l’ouverture des travaux, Aliou Ndiaye, le secrétaire général du ministère sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, a indiqué que « le capital-investissement permet aux PME de renforcer leurs fonds propres, d’obtenir un accompagnement et une assistance technique pour disposer d’un bon management et d’accéder à certains marchés ». D’où la nécessité « d’un cadre juridique attractif et favorable », a-t-il dit.
Attirer des investisseurs étrangers
Selon les experts, 90% des acteurs dans la zone Uemoa ont domicilié leurs sociétés de gestion et leurs fonds hors de la zone communautaire. Ce qui renseigne de la faiblesse de l’activité dans la région. Ainsi, ces experts estiment que « les exonérations fiscales et un cadre juridique solide auront un impact multiplicateur, et rendra le marché plus attractif et plus confiant ».
D’après les conclusions des études menées par ces experts, « le développement de cette industrie va aider à l’établissement de places financières fortes au sein de l’Uemoa, capables non seulement de concurrencer celles d’Afrique anglophone (Afrique du sud, Kenya, Nigeria, Ghana), mais aussi de nouer des partenariats avec ces dernières et d’attirer des investisseurs et talents étrangers ».



