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UEMOA : la BCEAO desserre l’étau sur les banques 

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a pris acte de la température du marché financier. Soucieuse d’accompagner les Etats, l’institution centrale de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) vient de suspendre à titre exceptionnel et pour 3 mois certaines mesures limitatives des interventions des banques sur le marché des titres…

Jean Claude Brou, ancien ministre ivoirien de l’Industrie et des Mines

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a pris acte de la température du marché financier. Soucieuse d’accompagner les Etats, l’institution centrale de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) vient de suspendre à titre exceptionnel et pour 3 mois certaines mesures limitatives des interventions des banques sur le marché des titres publics. Un bol d’oxygène pour les Trésors des huit pays et un soulagement pour les intermédiaires agréés asséchés par le relèvement continu du taux directeur de 100 points de base depuis juin 2022 et la fermeture des guichets relatifs aux bons COVID.

La mesure prise le 11 avril à titre conservatoire devrait être examinée lors des prochaines réunions des instances habilitées de la Banque Centrale (BCEAO). En attendant, l’institution dirigée par Jean-Claude Kassi BROU suspend la limitation imposée aux banques de ne pas dépasser un certain seuil de titres publics dans leurs bilans. Affranchie de ce verrou, les banques auront une plus grande marge de manœuvre pour accompagner les souscripteurs et participer dans l’animation du marché des des titres publics. 

La BCEAO maintient toutefois le taux variable pour le refinancement de ses opérations, le taux fixe pratiqué tout au long de la période de la Covid-19 relevant de l’exceptionnel. Parallèlement, à ces assouplissements, la BCEAO semble opter pour un relèvement régulier de ses injections hebdomadaires, la semaine du 11 avril ayant vu 6 821 milliards de FCFA servis au secteur bancaire à un taux compris entre 4,75% et 5%. 

La prudence de la BCEAO s’explique par la volonté de ne pas lâcher la bride à l’inflation estimée à 6% en janvier contre un objectif cible en deçà de 3%.

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