Maghrebia Vie poursuit sa trajectoire de croissance. Pour l’année 2025, le résultat net atteint 23,4 millions de dinars tunisiens, soit environ 7,5 millions de dollars, en hausse de 15,8% sur un an, bénéficiant d’un effet financier favorable qui amplifie la performance opérationnelle.
Le rendement des fonds propres (ROE) s’améliore à 18,1% contre 17,1% un an plus tôt, traduisant une allocation du capital plus efficiente et une montée en puissance de la rentabilité. Cette progression s’inscrit dans une dynamique structurellement positive.
La politique de distribution reste attractive : le dividende par action est relevé à 0,421 dinar (environ 0,135 dollar) contre 0,360 dinar en 2024 (environ 0,115 dollar), soit une hausse de 17%. Le rendement du dividende ressort à 4,3%, avec une mise en paiement prévue le 8 juin 2026. Cette progression supérieure à celle du résultat net traduit la confiance du management dans la pérennité des bénéfices.
La marge de solvabilité atteint 426,3%, soit plus de quatre fois l’exigence réglementaire minimale de 100%. Cet excédent constitue un levier stratégique : développement de nouvelles offres, renforcement des canaux de distribution ou retour supplémentaire aux actionnaires. Le bilan apparaît ainsi structurellement sous-optimisé, laissant entrevoir un potentiel de création de valeur encore non valorisé par le marché.
Au premier trimestre 2026, le chiffre d’affaires s’élève à 36,9 millions de dinars, soit environ 11,8 millions de dollars, en hausse de 10,2% par rapport aux 10,7 millions de dollars enregistrés un an plus tôt. Le taux d’exécution budgétaire atteint 98,4%, signe d’une trajectoire commerciale maîtrisée.
La structure des primes demeure équilibrée, notamment la branche épargne, moteur principal (74,3% des primes), progresse de 7,8% ; la prévoyance (25,7% des primes) accélère à +17,8%, confirmant la reprise de cette activité.
Le principal point de vigilance concerne la charge nette des sinistres, qui s’établit à 20,7 millions de dinars (environ 6,6 millions de dollars) contre 4,5 millions de dollars un an plus tôt, soit une hausse de 46,8% et un taux de réalisation budgétaire de 110,2%. Cette dégradation s’explique en partie par deux prestations exceptionnelles totalisant 3,7 millions de dinars (environ 1,2 million de dollars), représentant près de 18% de la hausse.



