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Togo : la cour d’appel confirme la peine d’Alberto Olympio, l’ex PDG d’Axxend Corporation

La cour d’appel de Lomé a rejeté dans son audience du 19 avril 2018, l’appel d’Alberto Olympio, l’ex PDG d’Axxend Corporation, lourdement condamné par le tribunal correctionnel dans une affaire qui l’oppose à Cauris Management, un des actionnaires. En effet, l’homme d’affaires avait été condamné, dans un jugement rendu le 21 septembre 2016 à Lomé,…

La cour d’appel de Lomé a rejeté dans son audience du 19 avril 2018, l’appel d’Alberto Olympio, l’ex PDG d’Axxend Corporation, lourdement condamné par le tribunal correctionnel dans une affaire qui l’oppose à Cauris Management, un des actionnaires.

En effet, l’homme d’affaires avait été condamné, dans un jugement rendu le 21 septembre 2016 à Lomé, à 5 ans d’emprisonnement ferme, et à verser 9 millions d’euros pour préjudices subis et 1.350.000 euros à titre de dommages et intérêts. La justice togolaise avait, par la même occasion, confirmé un mandat d’arrêt émis fin octobre 2015 contre lui.

Le dossier remonte en mai 2013 lorsque le fonds Cauris Croissance Limited II, géré par Cauris Management, fait son entrée au capital de la jeune société Axxend encore en pleine expansion en Afrique. Quelques mois avant le départ de l’ex PDG, Alberto Olympio, qui s’était converti en « opposant politique » au Togo avec son « Parti des Togolais », formellement monté en mars 2014.

L’homme d’affaires sera au centre d’une procédure pénale avec une plainte de Cauris Management dirigé par son compatriote Noël Eklo, ceci, à quelques mois de la présidentielle 2015 à laquelle il avait annoncé sa candidature. On l’accuse notamment d’avoir, en sa qualité d’administrateur d’Axxend Corporation Maurice, frauduleusement disposé de 6 milliards de FCFA au mépris des statuts de la société, et d’avoir obtenu d’un organisme de crédit privé (Fonds Cauris Croissance II), un crédit dont l’usage serait autre que celui déclaré.

Par ailleurs, il est reproché à Alberto Olympio d’avoir contrefait et falsifié un acte privé ou un document bancaire ou de commerce contenant reconnaissance, contre obligation ou décharge, en l’espèce un relevé bancaire avec la circonstance que le faux a été commis par un professionnel dans l’exercice de ses fonctions.

Depuis, l’homme a quitté le pays, et avait indiqué « qu’il ne reconnaît aucun des faits pour lesquels la justice togolaise le condamne ».

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